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Le 7 août, Fitch Ratings a confirmé les notes de défaut émetteur à long terme du Koweït à AA-, avec perspective stable. L’analyse met en balance des bilans budgétaire et extérieur solides avec la forte dépendance au pétrole, une gouvernance moins favorable que celle de certains pairs, un système social coûteux et un secteur public important. Il s’agit de l’évaluation d’une agence, non d’une prévision officielle de l’État ni d’une garantie. Le rapport mêle estimations historiques, données observées et projections, qu’il faut distinguer.

Fitch identifie l’accès aux exportations pétrolières par le détroit d’Ormuz comme une vulnérabilité majeure. Selon l’agence, la production est tombée à 0,78 million de barils par jour en mars-mai 2026, avant de remonter à 1,65 million en juin puis environ 2 millions en juillet. Fitch prévoit une moyenne de 2 millions de barils par jour pour l’exercice clos en mars 2027. Ces chiffres renvoient aux périodes et à l’horizon de prévision du rapport; ils ne sont pas des données en temps réel ou définitives.

Pour l’exercice FY26, Fitch prévoit un prix moyen du pétrole de 81,4 dollars par baril et un prix d’équilibre budgétaire supérieur à 100 dollars, hors revenus d’investissement. Selon la convention de présentation du gouvernement, qui exclut l’estimation par Fitch des revenus de la Kuwait Investment Authority (KIA), l’agence prévoit un déficit d’environ 19 % du PIB. Elle estime séparément que l’inclusion des revenus d’investissement de la KIA pourrait donner un excédent global de 1,7 % du PIB. Ces soldes couvrent des revenus différents et ne sont pas directement comparables.

Fitch projette les actifs extérieurs nets souverains à 668 % du PIB en 2026, contre une estimation de 652 % en 2025. Elle s’attend aussi à ce que la dette publique passe de 2,9 % du PIB en FY24 à 38 % fin FY28, tout en restant sous la médiane AA 2028 projetée à 51,5 %. Il s’agit d’estimations et de prévisions de l’agence. Le rapport précise que les actifs de la KIA ne sont pas publiés officiellement et que Fitch les estime selon des hypothèses fondées sur les transferts, les rendements et des références externes.

La justification de la note combine un coussin face aux chocs et des risques liés aux exportations de pétrole, aux dépenses publiques et aux besoins d’emprunt. Fitch cite une escalade géopolitique ou une interruption prolongée des exportations parmi les facteurs de baisse potentiels. Une amélioration exigerait, selon l’agence, des progrès sur les défis budgétaires de long terme et une baisse des risques géopolitiques. Ce critère ne signifie pas qu’un changement de note est programmé. Les résultats réels dépendront notamment du pétrole, de la production, du transit et de l’exécution budgétaire.