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Abu Dhabi Global Market (ADGM) a déclaré avoir achevé la première phase de son déploiement de l’intelligence artificielle dans un bilan publié le 8 septembre. Le centre financier indique avoir déployé l’IA dans 25 fonctions, notamment l’octroi de licences, la supervision et le service client. Il affirme aussi que la charge de travail manuelle a diminué de plus de 5 000 heures de personnel par an et qu’environ 25 % des demandes des clients ont reçu une réponse instantanée par les canaux numériques. Ce sont des données de performance communiquées par ADGM ; elles ne constituent ni une évaluation indépendante de l’impact ni des résultats pour l’ensemble des services publics d’Abou Dhabi.

Les autres chiffres du premier semestre dans le même bilan font état de 190 gestionnaires de fonds et d’actifs, de 276 fonds et de 13 974 licences actives. ADGM indique que les institutions établies dans le centre détiennent plus de 100 milliards de dollars d’investissements axés sur l’IA, et que sa feuille de route technologique prévoit plus de 400 millions d’AED d’ici à 2029. Ces chiffres mesurent des réalités différentes : des capitaux gérés par des entités, des indicateurs cumulés de l’écosystème économique et un plan futur d’investissement technologique. Ils ne sont pas des mesures interchangeables de dépenses ou de revenus déjà générés par l’IA.

Le communiqué fait état d’une réduction de la charge manuelle supérieure à 5 000 heures par an, sans préciser la période de référence, les tâches mesurées, la méthode de calcul ni la définition d’une heure de personnel. Le taux d’environ 25 % de réponses instantanées concerne les demandes des clients par les canaux numériques ; il ne signifie pas que l’IA a résolu chaque demande. ADGM ne fournit pas de comparaison des délais d’approbation, des taux d’erreur, de la satisfaction des clients ou des coûts totaux. Les chiffres signalent donc un usage institutionnel et des résultats opérationnels déclarés, mais ne démontrent pas l’ampleur d’un effet causal.

Dans les institutions financières, la valeur économique de l’automatisation dépend de la qualité des décisions, de la sécurité et des coûts de contrôle autant que de la rapidité de réponse. ADGM affirme vouloir développer ses systèmes avec une gouvernance des données, une cybersécurité, une supervision humaine et des limites claires de compétence, tout en maintenant les pouvoirs décisionnels statutaires entre les mains des personnes. Cet enjeu compte car des erreurs ou décisions opaques en matière de licences et de supervision peuvent avoir des conséquences institutionnelles directes. Des données futures sur les délais de traitement, les reprises, les erreurs corrigées et les réclamations par type d’opération permettraient de mieux comparer les résultats. En leur absence, les mesures publiées constituent un point de départ, non une évaluation complète de la productivité ou de la qualité du service.