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Le 1er octobre, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a publié un récit sur l’héritage du café yéménite et les conditions rencontrées par les producteurs. Elle avance des ordres de grandeur approximatifs : environ 120 000 petits agriculteurs cultiveraient du café sur près de 35 000 hectares. La production se concentre sur les terrasses des hautes terres occidentales et s’appuie sur des méthodes traditionnelles. Il s’agit d’indications approximatives sur la taille de la filière, pas d’un recensement annuel définitif des producteurs ou des surfaces. Le communiqué ne chiffre ni la production annuelle, ni les rendements, ni les revenus des ménages producteurs.
Le café yéménite occupe aussi une place particulière dans l’histoire du commerce mondial. Le nom Mocha est associé à Al-Makha, port de la mer Rouge qui fut autrefois un point important du commerce du café. Cet héritage ne signifie pas que les producteurs d’aujourd’hui bénéficient automatiquement de revenus élevés. La FAO présente le café comme une source de moyens de subsistance, un patrimoine culturel et une possibilité de développement agricole. Chaque dimension dépend des conditions actuelles de production, de la valeur ajoutée au produit et des circuits qui permettent aux producteurs d’atteindre les acheteurs.
Parmi les difficultés citées par la FAO figurent l’instabilité politique, l’accès limité aux intrants agricoles, la rareté de l’eau, les effets du changement climatique, les prix bas sur les marchés et le vieillissement des arbres. Ces contraintes sont liées. Une récolte de qualité ne devient une valeur économique que si les producteurs peuvent aussi la transformer correctement après la récolte et la vendre à des acheteurs. Le récit décrit les domaines soutenus par la FAO, mais ne donne ni le prix reçu par les producteurs, ni hausse mesurée de la production, ni nouveau volume d’exportation. Ces résultats n’étant pas chiffrés, l’effet de l’initiative sur les revenus ou la production ne peut pas encore être affirmé.
Dans l’initiative de la FAO Un pays, un produit prioritaire, le café a été retenu comme produit agricole distinctif du Yémen. Un groupe de travail national ou une équipe spéciale a été créé pour gérer le Centre du café à Aden. Une évaluation de la chaîne de valeur, une stratégie de modernisation et un plan d’investissement ont également été préparés. Ces étapes posent une base de coordination ; elles ne prouvent ni le financement intégral d’une nouvelle installation, ni l’achèvement d’un investissement, ni l’octroi de crédits aux producteurs. L’effet concret dépendra des financements, d’une répartition claire des responsabilités et de la capacité des producteurs à accéder aux dispositifs d’appui.
Les domaines d’appui cités comprennent l’amélioration des pratiques agricoles et des connaissances, le renforcement de la transformation, la création de valeur et l’élargissement des débouchés. Ces étapes pourraient aider la filière à dépasser la vente de café non transformé, mais le communiqué ne nomme aucun marché cible, ne fixe aucun objectif de production assorti d’une échéance et ne publie pas de recettes d’exportation. Il serait donc inexact de présenter l’expansion comme un résultat acquis. La FAO note également que les enveloppes de café servent à préparer le qishr, une boisson traditionnelle yéménite. Ce détail montre que le café est plus qu’une marchandise et que les terrasses transmettent un savoir entre générations.
La FAO a publié ce récit pour la Journée internationale du café, le 1er octobre, en reliant ce patrimoine à son programme de chaîne de valeur. Deux limites numériques sont à garder à l’esprit : environ 120 000 producteurs et près de 35 000 hectares sont des indicateurs approximatifs de portée fournis par la FAO, et non des chiffres de récolte annuelle, de rendement ou de revenu agricole. Ensuite, le groupe de travail, l’évaluation et le plan montrent une préparation institutionnelle, pas un succès mesuré. De futures données officielles sur les investissements, la qualité, le nombre d’acheteurs, les rendements et les exportations permettraient de suivre les progrès plus directement.



