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Le Technology Innovation Institute (TII) d’Abou Dhabi a dévoilé le 1er octobre une sonde développée aux Émirats arabes unis pour la mission émirienne vers la ceinture d’astéroïdes. Le TII indique que l’engin a été conçu, construit et testé à Abou Dhabi et qu’il doit être envoyé au Colorado pour son intégration finale au vaisseau MBR Explorer. La mission, décrite comme le deuxième programme interplanétaire des Émirats, doit être lancée depuis le Japon en 2028. La préparation au vol ne signifie ni que le vaisseau a été lancé ni que la mission est achevée. Le plan prévoit un voyage d’environ cinq milliards de kilomètres et l’étude de sept astéroïdes.
La sonde doit s’approcher de 269 Justitia, que le vaisseau principal ne peut examiner en toute sécurité à courte distance, et tenter un atterrissage à la surface lors de la phase finale. Selon le TII, elle se séparera du vaisseau, fonctionnera de façon autonome dans l’espace lointain, prendra des images et recueillera des données sur la surface de l’astéroïde. WAM a rapporté que plus de 150 ingénieurs et scientifiques avaient participé au développement et que la sonde avait atteint le stade de préparation au vol en moins de deux ans. Ces chiffres décrivent la taille de l’équipe et le calendrier technique ; ils ne quantifient pas à eux seuls le coût local, les revenus commerciaux ou la baisse de dépendance aux technologies étrangères.
La mission réunit le Propulsion and Space Research Center du TII, l’Agence spatiale des Émirats, HEX20, l’Université Khalifa et le National Space Science and Technology Center de l’Université des Émirats arabes unis. La coordination entre plusieurs institutions sur le matériel, les logiciels et la conception de mission peut construire une expertise spécialisée dans les programmes spatiaux complexes. L’annonce ne précise pas la part des fournisseurs locaux, le budget de la mission, la proportion des contrats attribuée aux entreprises privées ni la facilité de transfert des technologies vers d’autres produits. La sonde doit donc être comprise comme un système conçu et testé aux Émirats, prêt pour une mission particulière, et non comme une mesure d’une chaîne de valeur spatiale nationale achevée.
L’objectif scientifique est de recueillir des images rapprochées et des mesures de la structure et de la surface de Justitia. Sa réalisation dépend du lancement prévu en 2028, des conditions techniques du long trajet, de l’intégration du vaisseau et des phases de rendez-vous et d’atterrissage planifiées au milieu des années 2030. La préparation au vol correspond à la conception et aux essais achevés sur Terre ; elle ne prouve ni que tous les systèmes fonctionneront dans l’espace ni que l’atterrissage réussira. Les prochains indicateurs utiles seraient l’intégration achevée, le lancement, la vérification des communications et fonctions pendant la mission, la publication de données scientifiques et les effets mesurés sur la base de fournisseurs du programme.



