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La Banque de Russie a publié le 6 octobre 2026 son analyse des anticipations d’inflation et du sentiment des consommateurs pour septembre. L’anticipation médiane des ménages sur les douze prochains mois a atteint 14,2 %, contre 13,7 % en août. Il s’agit d’un résultat d’enquête, et non de l’inflation réalisée. Il mesure la perception prospective des prix par les ménages et se distingue conceptuellement de l’indice officiel des prix à la consommation.

Les anticipations des ménages pour l’inflation à cinq ans ont diminué à 10,7 % en septembre. La même note situe l’inflation annuelle perçue à 15,1 %. La distinction entre anticipation et hausse passée perçue est importante : l’une est une réponse prospective, l’autre une évaluation rétrospective des répondants. Ces mesures médianes ne représentent pas les prévisions de chaque ménage et ne déterminent pas l’évolution future de l’inflation officielle.

L’indice de sentiment des consommateurs a augmenté en septembre. La Banque indique que cette amélioration s’explique principalement par des anticipations plus favorables des participants, tandis que leurs évaluations de la situation présente se sont améliorées plus modestement. Malgré la hausse, l’indice restait inférieur à ses niveaux de 2023 à 2025. La proportion des répondants préférant épargner plutôt que dépenser leur argent disponible est montée à 52,9 %. Ces résultats ne mesurent pas directement l’ensemble des comportements ni les dépenses effectives.

Les anticipations de prix des entreprises ont également augmenté dans l’ensemble en septembre. Dans le suivi de la Banque, elles progressaient dans l’industrie, les services et la construction, diminuaient dans l’agriculture et le commerce et restaient presque inchangées dans le transport et l’entreposage. Le rythme moyen annualisé de hausse des prix de vente attendu par les entreprises pour les trois prochains mois, corrigé des variations saisonnières, a atteint 7,0 %. Ce n’est pas une hausse confirmée du prochain trimestre, mais une mesure annualisée des attentes déclarées.

En parallèle des résultats d’enquête, la note a réitéré la prévision de la Banque pour l’inflation annuelle en 2026, entre 6 et 7 %. Elle prévoit un retour à la cible en 2027 et au-delà, compte tenu de la politique monétaire. Il s’agit d’une prévision et d’une appréciation conditionnelle de la banque centrale, non d’un résultat observé ou garanti. L’anticipation de 14,2 % des ménages et la prévision de 6 à 7 % de la Banque concernent des mesures et horizons différents.

La note précise les sources de ses mesures : inFOM pour l’enquête auprès des ménages et Rosstat pour les statistiques officielles de prix ; les anticipations des entreprises proviennent du suivi propre à la Banque de Russie. Les questions et échantillons de ces enquêtes diffèrent donc des statistiques officielles de prix. La revue résume les résultats pertinents, et les pourcentages de cet article ne sont pas présentés comme des variations officielles des prix à la consommation.

Une seule lecture de septembre ne prouve ni une hausse persistante des anticipations ni une augmentation de la demande des consommateurs. Anticipations, perceptions et indice de sentiment sont des séries mensuelles distinctes. L’inflation réalisée est mesurée dans les publications officielles ultérieures sur l’IPC, tandis que les dépenses effectives nécessitent d’autres statistiques. Les pourcentages cités proviennent de la revue de septembre publiée le 6 octobre. Les résultats d’enquête, prévisions et objectifs restent clairement séparés.