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Le 1er octobre, une délégation de trois exportateurs pakistanais a indiqué au ministre des Affaires maritimes Muhammad Junaid Anwar Chaudhry que les changements d’itinéraires régionaux avaient allongé les trajets et accru les coûts vers l’Europe et les États-Unis. Elle comprenait Shahzad Asghar Ali, dirigeant de Style Textile, ainsi que les cadres d’Adidas Benedikt Birner et Saqib Rafique. Syed Jarar Haider Kazmi, directeur de la Pakistan National Shipping Corporation (PNSC), a participé à distance. Les exportateurs ont dit que les parcours plus longs les désavantageaient par rapport à des concurrents régionaux bénéficiant d’un accès plus direct aux marchés. Le communiqué ne précise ni les routes concernées ni le montant des coûts ou retards supplémentaires.
Le ministre a déclaré que la PNSC pourrait étudier la location ou l’achat d’un porte-conteneurs, à condition que le volume de fret suffise à rendre l’exploitation commercialement viable. Il s’agissait d’une proposition conditionnelle, et non d’une décision d’achat, d’une location conclue ou de l’ouverture d’une ligne. Le profil actuel de la PNSC la décrit comme la compagnie maritime nationale du Pakistan et cite le fret maritime, les cargaisons en vrac et les pétroliers, le fret de projet, l’affrètement, les services de conteneurs, la logistique intérieure et l’assistance portuaire. La société indique que sa division d’affrètement gère des navires détenus ou exploités ainsi que des navires de tiers, selon des contrats coque nue, à temps ou au voyage. Ce contexte situe la proposition dans ses capacités d’affrètement; il ne signifie pas qu’un navire conteneur particulier est disponible.
La page de fret maritime de la PNSC indique que ses services de vrac sec couvrent le minerai de fer, le charbon, les engrais, les céréales et le bois. Son unité de fret de projet traite les équipements industriels hors gabarit, avec planification et coordination portuaire et d’agence. Ces éléments décrivent l’éventail général des services commerciaux de la société; le communiqué d’octobre ne dit pas que ces cargaisons feraient partie du service conteneur proposé. Il précise en revanche que toute option de navire dépend d’un volume suffisant. La demande cumulée des exportateurs et la quantité de fret permettant de couvrir les coûts d’exploitation seront donc pertinentes pour l’évaluation, mais aucun volume minimal ni mécanisme de partage des coûts n’a été annoncé.
Chaudhry a constitué un groupe de travail réunissant le ministère des Affaires maritimes, la PNSC et les exportateurs. Il doit examiner la faisabilité d’un porte-conteneurs dédié ainsi que d’autres moyens d’améliorer les liaisons maritimes. La délégation a dit qu’elle consulterait d’autres exportateurs avant de présenter ses propositions, afin d’intégrer des besoins de fret plus larges à l’étude. Le communiqué ne fixe aucune route définitive, capacité de navire, décision d’achat ou échéance pour l’examen. Le fait nouveau est la création d’un mécanisme destiné à étudier une option conditionnelle en réponse aux retards et coûts signalés; il ne s’agit ni du lancement d’un service maritime ni de la preuve que les coûts d’exportation ont déjà diminué.



