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Le ministre jordanien de l’Industrie, du Commerce et de l’Approvisionnement, Yarub Qudah, a décrit le 7 octobre 2026 à Bahreïn une éventuelle chaîne de valeur régionale qui partirait des réserves de silice du royaume. Selon l’agence de presse jordanienne Petra, le projet passerait par la purification de la silice, la production de silicium de haute pureté, puis la fabrication de wafers de silicium. M. Qudah a indiqué que les étapes suivantes pourraient être réparties entre les pays de la région selon leurs atouts industriels. Petra ne fait état d’aucune décision d’investissement, convention de financement, installation, capacité de production ou échéancier. Il s’agit donc d’un modèle industriel envisagé, pas d’un projet de semi-conducteurs en construction ou en exploitation.
La séquence proposée vise à relier une ressource minérale à des activités manufacturières à plus forte valeur. Elle commencerait par la purification de la silice jordanienne, puis sa transformation en silicium d’une pureté adaptée à l’électronique et au solaire, avant la production de wafers. M. Qudah a évoqué d’éventuelles étapes ultérieures portant sur les semi-conducteurs, les ordinateurs, les cellules et panneaux solaires, ainsi que la fibre optique à base de silice. L’article ne désigne aucun pays ni site pour ces activités. Il précise plutôt que les étapes pourraient être implantées selon les capacités et l’expertise de chaque pays, sans proposer de carte définitive de la chaîne d’approvisionnement.
Le ministre a cité la Jordanie, les Émirats arabes unis, Bahreïn, l’Arabie saoudite et le Koweït comme partenaires potentiels capables de combiner matières premières, financement, expertise et capacités manufacturières spécialisées. Le compte rendu de Petra n’annonce ni coentreprise, ni société, ni investisseur, ni accord gouvernemental, ni engagement de ces pays. Le ministre a aussi mentionné les accords commerciaux de la Jordanie avec le Royaume-Uni, l’Union européenne, les États-Unis et le Canada, ainsi que la Grande zone arabe de libre-échange, comme des avantages potentiels d’accès au marché. Il a précisé que leur utilisation dépend des règles d’origine et d’autres critères d’éligibilité. Ces accords ne garantissent donc pas qu’un futur produit bénéficiera automatiquement d’une entrée en franchise dans tous les marchés cités.
Les propos du forum associaient les minerais à l’agriculture et à la logistique dans une réflexion plus large sur l’industrie régionale. Dans l’exemple de M. Qudah, des investissements régionaux pourraient soutenir l’agriculture jordanienne, dont la production alimenterait la transformation alimentaire dans d’autres pays. Ce modèle relierait agriculture, transformation et exportations, mais Petra le présente comme une possibilité et non comme un programme opérationnel. Sur le transport, le ministre a défendu des itinéraires connectés et alternatifs pour aider les chaînes d’approvisionnement à résister aux perturbations. Il a également déclaré qu’environ 70 % de l’activité du port d’Aqaba servait la région élargie. L’article ne précise ni période, ni définition de l’activité, ni méthode de calcul ; ce chiffre doit donc rester une déclaration attribuée au ministre, pas une statistique nationale mesurée indépendamment.
M. Qudah a décrit la ligne ferroviaire prévue entre le port d’Aqaba et les mines jordaniennes de phosphate et de potasse comme une première étape vers des connexions régionales plus vastes. Petra présente également cette ligne comme un projet et ne signale ni achèvement, ni financement, ni début des travaux. Comme l’idée de filière de la silice, le projet de transport dessine un cadre futur plutôt qu’un résultat livré. Pour mesurer les progrès, il faudra des données techniques sur la qualité de la silice, des études de faisabilité, des décisions d’investissement, des partenaires et installations identifiés, des objectifs de production et des contrats ou étapes de chantier logistique. Le fait confirmé à ce stade est la présentation publique de cette proposition de chaîne de valeur par le ministre au forum Made in Gulf, organisé du 6 au 8 octobre.



