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Lors de la deuxième réunion de coordination du corridor de Lobito à Lusaka, la République démocratique du Congo a défendu un projet conçu comme un corridor économique intégré, et non principalement comme un itinéraire de transport des minerais. La rencontre s’est déroulée les 5 et 6 octobre. Elle a réuni les gouvernements de la RDC, de l’Angola et de la Zambie, ainsi que la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, l’Union européenne et des représentants du secteur privé. Le ministère congolais du Plan a publié son compte rendu le 6 octobre.
Les échanges ont porté sur la mobilisation des investissements, les infrastructures, la facilitation du commerce et la coordination des projets. Le ministre du Plan, Guylain Nyembo, a déclaré que le corridor devait soutenir les investissements productifs et l’industrialisation. Le ministère cite également l’agriculture, les petites et moyennes entreprises, les emplois durables et la création de valeur locale parmi les priorités. Il s’agit d’objectifs annoncés, non de preuves que des investissements précis ont été financés, contractualisés ou achevés. Aucun nouveau coût total, calendrier de travaux ou engagement chiffré d’embauche n’a été fourni.
Le ministère décrit un système associant chemins de fer, routes, plateformes logistiques, énergie, services numériques et formation professionnelle. Cette approche est importante : une liaison de transport peut à elle seule réduire le coût ou le temps d’acheminement des marchandises sans relier les producteurs voisins aux acheteurs et aux services. L’électricité, les communications, les procédures douanières et les routes locales peuvent déterminer si les exploitations agricoles et les petites entreprises utilisent effectivement l’axe. La source présente ces connexions comme des exigences de planification, sans affirmer qu’elles sont déjà toutes opérationnelles.
La RDC travaille à aligner le plan directeur intégré du corridor sur le Plan national stratégique de développement et sur les programmes provinciaux et locaux. Le ministère le relie aussi au Programme de développement local des 145 Territoires, qui comprend des routes agricoles, des infrastructures économiques locales et des chaînes de valeur. Il considère l’axe ferroviaire Dilolo–Sakania comme un maillon stratégique dont la réhabilitation et la modernisation devraient s’articuler avec les réseaux routiers, énergétiques et numériques. Aucune date d’achèvement ni enveloppe financière n’est annoncée pour ces travaux.
La réunion a examiné les engagements des parties et les conditions de leur mise en œuvre. La délégation congolaise a demandé un suivi plus ciblé afin de mesurer les progrès. Le ministre a insisté sur la gouvernance et la mobilisation des financements, en parallèle des concessions et des investissements privés. La facilitation des échanges passe aussi par la réduction des obstacles administratifs et l’harmonisation des procédures douanières entre les trois pays. Ces mesures supposent une coordination réglementaire en plus des chantiers ; l’intégration économique du corridor dépendra de l’avancement de ces deux volets.
Le compte rendu ministériel établit une orientation politique et une étape de coordination, pas l’attribution d’un nouveau marché de construction. L’argument économique consiste à transformer les liaisons régionales en débouchés pour les producteurs, les transformateurs et les entreprises situés dans la zone. La création d’emplois locaux ou d’activités industrielles dépendra des projets retenus, de leur financement, de leur exécution et de leur suivi. La réunion d’octobre expose donc les priorités de la RDC pour la prochaine phase, tandis que l’ampleur, le calendrier et les résultats des investissements restent à préciser.



