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Le ministère chinois des Ressources naturelles a présenté le système de prospection minière intelligente « AI-OreSeeking » lors de la Conférence internationale chinoise sur les mines 2026, le 11 septembre. Le China Geological Survey indique avoir développé cet outil pour réunir données, connaissances, algorithmes et modèles dans un même flux de travail consacré à la prévision et à l’évaluation des ressources minérales. L’organisme a qualifié ce lancement de première présentation officielle mondiale du système ; cette formulation provient de son propre communiqué.
Le communiqué énumère cinq fonctions principales : gestion des mégadonnées géologiques et minières ; gestion des connaissances ; traitement et interprétation des données ; prévision et évaluation intelligentes ; et grand modèle consacré à la prospection minière. L’objectif annoncé est de relier les outils utilisés aux différentes étapes de l’exploration. Cette liste ne prouve ni une validation indépendante du système ni des résultats identiques sur tous les sites.
Le China Geological Survey affirme que la plateforme comprend une base nationale de données géologiques et minières à plusieurs échelles, un graphe de connaissances minérales comptant plus d’un million d’entrées et plus de 200 algorithmes de traitement, de modélisation tridimensionnelle et de prévision dans les domaines de la géologie, de la géophysique, de la géochimie et de la télédétection. Il s’agit de descriptions fournies par l’organisme qui a lancé l’outil. Le communiqué ne présente pas d’audit distinct de l’exhaustivité des données ou de leur exactitude par un tiers.
Pour un exemple du projet de prospection aurifère du Qinling occidental, l’organisme dit que le système a traité en cinq jours des données multisources portant sur 32 feuilles de carte à l’échelle 1:50 000, identifiant deux zones cibles aurifères et quatre secteurs favorables. Il compare ce délai à des travaux qui prenaient auparavant environ six mois et associe le cas à un gain d’efficacité supérieur à 60 %. Il s’agit d’une seule application rapportée par l’organisme, et non d’une étude contrôlée de productivité ni d’un résultat généralisable à d’autres gisements.
Le communiqué fournit un exemple concret d’utilisation de l’IA par un organisme géologique public dans l’exploration des minéraux critiques. Il ne publie pas d’indicateurs comparables sur le coût d’exploitation, les faux positifs, la confirmation par forage ou le déploiement commercial. Les entreprises, investisseurs et acheteurs de minerais ne devraient donc pas interpréter cette annonce comme la preuve de réserves prouvées supplémentaires ou d’une nouvelle production. Cet article rend compte du lancement et du périmètre technique décrits par son développeur, en lui attribuant ces affirmations.
Le système est présenté comme adaptable à l’exploration et à l’évaluation de minéraux solides, notamment l’or, le fer, le cuivre, l’aluminium, le lithium, le cobalt, le nickel, le plomb-zinc, le chrome, la potasse et l’uranium. L’organisme indique qu’il a été testé dans plus de 100 projets de levés géologiques, de sélection de blocs et d’exploration répartis dans plus de dix provinces et régions, dont le Tibet, le Xinjiang, le Fujian, le Shandong et la Mongolie intérieure. Un essai ne signifie ni licence commerciale ni production.



