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La publication de Statistique Canada sur les chargements ferroviaires de juillet, diffusée le 28 septembre, fait état de 31,7 millions de tonnes métriques transportées pendant le mois. Le total dépasse de 2,6 % celui de juillet 2025 et constitue le troisième niveau de juillet le plus élevé jamais enregistré. L’organisme fixe la moyenne quinquennale de juillet à 30,1 millions de tonnes, sous le résultat de 2026. L’enquête décrit le fret déclaré par les exploitants ferroviaires; elle ne couvre pas tous les modes de transport ni l’ensemble des marchandises de l’économie canadienne.

La hausse annuelle du tonnage total est attribuée principalement aux chargements intérieurs non intermodaux et au trafic associé aux réseaux ferroviaires américains. Les chargements intérieurs non intermodaux ont augmenté de 1,9 %, à 24,8 millions de tonnes. Cette catégorie porte surtout sur les produits transportés hors conteneurs intermodaux, comptés séparément. Additionner des composantes arrondies ne permettrait pas de reconstituer exactement le total. Il faut lire le total publié et ses sous-groupes selon leurs définitions et leur précision d’arrondi, sans supposer une parfaite additivité des chiffres.

Les céréales ont joué un rôle majeur. Les chargements de canola ont progressé de 64,4 % sur un an, soit 361 000 tonnes supplémentaires, la plus forte hausse de tonnage depuis plus d’un an et demi. Le blé a gagné 16,0 %, ou 334 000 tonnes, sa plus forte hausse annuelle en volume depuis novembre 2025 et une quatrième progression mensuelle consécutive. Les aliments pour animaux et produits connexes ont augmenté de 51,1 %, soit 230 000 tonnes de plus. Ces chiffres portent sur les chargements ferroviaires de juillet, non sur la production agricole, les recettes d’exportation ou les prix reçus par les agriculteurs.

La publication indique aussi des hausses annuelles en juillet de 148,5 % pour les exportations de canola et de 7,4 % pour le blé. Leur évolution simultanée donne un contexte commercial mais ne prouve pas que le transport ferroviaire a causé la variation des exportations. Statistique Canada explique la vigueur des céréales par des stocks élevés de principales grandes cultures et une forte demande mondiale. Cette analyse est celle de l’organisme; la publication ne mesure pas un itinéraire précis, un acheteur, un tarif de fret ou le revenu agricole total. Le rail fournit une perspective partielle sur les mouvements de marchandises intérieurs.

Les hausses ont été partiellement compensées par le recul d’autres produits. Les chargements de charbon ont diminué de 19,1 % sur un an, reculant pour un cinquième mois consécutif. Le tonnage de potasse a baissé de 16,1 %, troisième diminution annuelle de suite, et les minerais et concentrés de fer de 5,5 %. Le fret intermodal intérieur était presque inchangé à 3,2 millions de tonnes, soit 25 139 tonnes de moins qu’un an auparavant. La publication signale des retards est-ouest liés aux feux de forêt, tout en indiquant que les volumes de conteneurs sont restés élevés. La hausse globale n’a donc pas concerné tous les produits.

Les chargements associés aux réseaux ferroviaires américains ont augmenté de 11,1 %, à 3,8 millions de tonnes, pour une cinquième progression annuelle consécutive. L’organisme avance que certains flux ont pu être réorientés par les liaisons américaines pendant les feux dans le nord de l’Ontario et en Colombie-Britannique; il s’agit d’une explication possible, non d’un effet causal quantifié. L’Enquête mensuelle sur les chargements recueille des données sur les wagons, le tonnage, les unités et les EVP auprès des transporteurs ferroviaires commerciaux au Canada. Le tonnage lié aux États-Unis n’équivaut pas aux exportations totales ni au nombre d’envois uniques.

Les données publiées ne sont pas désaisonnalisées et sont révisées chaque mois lorsque de nouveaux renseignements arrivent. La hausse de juillet constitue une comparaison du volume transporté ce mois-là; elle ne mesure ni la capacité du réseau, ni les retards de transit, ni les tarifs, les émissions ou la situation logistique de chaque producteur. La moyenne quinquennale de juillet apporte un repère saisonnier mais ne suffit pas à établir une tendance structurelle de long terme. La composition du trafic éclaire le rôle des céréales et des liaisons américaines; les mois suivants montreront si ces mouvements se sont prolongés ou s’ils étaient temporaires.