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L’Office général des statistiques du Vietnam a estimé la croissance du produit intérieur brut (PIB) à 9,95 % sur un an au troisième trimestre, dans son rapport publié le 3 octobre 2026 sur le trimestre et les neuf premiers mois. La croissance avait été de 8,15 % au premier trimestre et de 8,81 % au deuxième. L’estimation pour janvier-septembre s’établit à 9,01 %. Il s’agit d’estimations des comptes nationaux disponibles à la date du rapport, et non d’un résultat définitif pour l’année complète ou d’une prévision pour le quatrième trimestre.

Au troisième trimestre, la valeur ajoutée de l’agriculture, de la sylviculture et de la pêche a progressé de 4,21 %, contribuant à hauteur de 5,14 % à la croissance totale de la valeur ajoutée. L’industrie et la construction ont crû de 12,50 % et représenté 51,57 % de la contribution ; les services ont augmenté de 9,54 % et représenté 43,29 %. Les parts de contribution indiquent la part de chaque secteur dans la croissance totale, tandis que les taux sectoriels mesurent l’évolution de la valeur du secteur lui-même. Ce ne sont pas des mesures équivalentes.

La structure sectorielle était similaire sur neuf mois, période couvrant les trois premiers trimestres et non un seul. L’agriculture, la sylviculture et la pêche ont progressé de 4,02 % et contribué pour 5,35 % à la croissance totale de la valeur ajoutée. L’industrie et la construction ont augmenté de 11,21 %, représentant 49,62 % de la contribution, tandis que les services ont crû de 8,69 % et représenté 45,03 %. La composition de la croissance sur neuf mois peut différer de celle d’un trimestre ; remplacer un chiffre trimestriel par le total ou présenter l’un des deux comme annuel fausserait la période.

Les composantes de la dépense indiquent plusieurs sources de demande. Au troisième trimestre, la consommation finale a augmenté de 8,96 % sur un an et l’accumulation d’actifs de 21,39 %. Les exportations de biens et services ont progressé de 23,27 %, et les importations de 28,75 %. Sur neuf mois, la consommation finale a crû de 8,51 %, l’accumulation d’actifs de 17,88 %, les exportations de 21,29 % et les importations de 27,19 %. Comme les exportations et les importations augmentent rapidement, le seul taux d’exportation ne mesure pas la contribution de la demande extérieure nette ; les calculs de volume et de contribution des comptes nationaux sont également nécessaires.

L’office indique que l’agriculture, la sylviculture et la pêche représentaient 10,65 % de la structure de l’économie sur neuf mois ; l’industrie et la construction, 38,35 % ; et les services, 42,97 %. Les impôts sur les produits nets des subventions représentaient 8,03 %. Ces parts décrivent la composition nominale de la valeur ajoutée et ne doivent pas être confondues avec les taux de croissance sectoriels ou les contributions réelles à la production totale. Un an plus tôt, les parts correspondantes étaient de 11,33 %, 37,47 %, 43,05 % et 8,15 %.

Dans les services, le transport et l’entreposage ont progressé de 11,03 % sur neuf mois, le commerce de gros et de détail de 9,85 %, les activités financières, bancaires et d’assurance de 9,45 %, et l’hébergement-restauration de 8,83 %. Ces taux montrent les différentes rythmes derrière la hausse globale de 8,69 % des services. La source indique aussi que le commerce, le transport, le tourisme et les services à la vie quotidienne ont continué de croître, tandis que la demande intérieure de biens, services et tourisme est restée élevée. Le rapport ne relie pas ces observations à un résultat précis sur les prix, l’emploi ou les bénéfices des entreprises.

Les données commerciales montrent également une progression des flux nominaux. En septembre, les exportations de marchandises ont atteint 59,48 milliards de dollars et les importations 58,21 milliards. De janvier à septembre, les exportations ont totalisé 434,30 milliards et les importations 453,72 milliards. Les exportations ont augmenté de 24,5 % sur un an, contre 36,7 % pour les importations. L’écart arithmétique du commerce de marchandises sur neuf mois est de 19,42 milliards de dollars en faveur des importations ; il exclut les services, les flux de revenus et le financement de la balance des paiements. Les valeurs commerciales nominales en dollars peuvent aussi refléter les prix et les taux de change.

Au 30 septembre, l’investissement étranger enregistré totalisait 50,36 milliards de dollars, en additionnant les nouveaux enregistrements, les ajustements de capital enregistré et les apports en capital ou achats d’actions ; le total progressait de 76,4 % sur un an. Le rapport mesure l’investissement étranger enregistré, à distinguer du capital effectivement décaissé. La croissance plus rapide des importations que des exportations, la hausse des enregistrements d’investissement et la forte estimation du PIB signalent une activité plus large, mais ne prouvent pas à elles seules sa durabilité, la productivité ou la croissance future.

Le rapport couvre le troisième trimestre et les neuf premiers mois de 2026. Le PIB et de nombreux indicateurs d’activité sont des estimations susceptibles d’évoluer lors des révisions des comptes nationaux. L’agriculture, l’industrie, les services, le commerce et l’investissement enregistré sont des domaines de mesure distincts qu’il ne faut pas agréger comme s’ils avaient le même périmètre. Les contributions sectorielles, taux de croissance et valeurs commerciales correspondent aux périodes définies dans la source. Les publications ultérieures montreront les mises à jour et l’effet du dernier trimestre sur le résultat annuel.