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L’Agence américaine d’information sur l’énergie estime que les exportations de propane ont atteint 2 millions de barils par jour en moyenne au premier semestre 2026, d’après les données mensuelles publiées dans une analyse du 1er octobre. C’est 11% de plus qu’un an auparavant. Le record mensuel a été de 2,1 millions de barils par jour en avril. Il s’agit de flux physiques estimés, pas de prix, revenus ni capacités de terminaux.
L’EIA relie la hausse à la production américaine et à la réorientation des échanges. Les expéditions vers l’Inde et d’autres pays d’Asie du Sud ont contribué à la progression. La production des États-Unis a augmenté en dix ans, le propane étant un sous-produit du traitement du gaz naturel et du raffinage du pétrole. Une offre accrue élargit le potentiel d’exportation, sans que chaque baril supplémentaire soit exporté.
La production américaine croissante a rendu le propane moins cher qu’en Asie et a soutenu sa compétitivité. Il sert au chauffage résidentiel et commercial ainsi que de matière première pétrochimique pour le propylène et l’éthylène. La demande ne dépend donc pas seulement du chauffage des ménages. L’EIA associe aussi le record d’avril à la demande pétrochimique et à la recherche de solutions après des perturbations d’expéditions au Moyen-Orient.
Les flux géographiques ont évolué. Après des hausses en 2025, les droits chinois sur le propane américain se sont établis à 10%. L’EIA indique que les exportations vers la Chine ont diminué de 28% en 2025 puis de 19% au premier semestre 2026 sur un an. La progression vers l’Inde et l’Asie du Sud montre qu’un seul acheteur n’explique pas le total. Les flux par pays restent sensibles aux prix et aux périodes.
La croissance rencontre des limites. Une extension d’Enterprise à Houston Ship Channel et Nederland, prévue cette année, pourrait ajouter 300 000 barils par jour de capacité; c’est un projet, pas une exportation soutenue déjà réalisée. Le faible niveau du canal de Panama limite aussi les passages et renchérit le transport. Production, terminaux, navires et canal doivent être considérés ensemble avant d’extrapoler le record.
