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Les particuliers ont emprunté 2,5 milliards de livres net en crédit à la consommation en août 2026, contre 2,1 milliards en juillet et au-dessus de la moyenne des six mois précédents, à 1,9 milliard, selon la Banque d’Angleterre le 29 septembre. Les cartes de crédit représentent 1,2 milliard, contre 0,9 milliard en juillet ; les autres formes, notamment le financement automobile et les prêts personnels, atteignent 1,3 milliard contre 1,2 milliard. Il s’agit de flux nets mensuels, pas du stock total de dettes des ménages.
Les emprunts hypothécaires nets ont aussi augmenté à 4,4 milliards de livres, contre 4,1 milliards en juillet, tout en restant sous la moyenne antérieure de six mois, soit 5,2 milliards. Les accords nets pour l’achat d’un logement ont diminué de 55 900 à 54 900. La Banque considère les accords nets des annulations comme un indicateur d’emprunts futurs, et non comme des achats immobiliers achevés ni des prêts déjà décaissés. Les accords de renégociation ont baissé de 34 600 à 34 000 et ne couvrent que le changement de prêteur, pas toute renégociation d’un crédit existant.
Les mesures de taux ont également évolué. Le taux effectif des nouveaux prêts immobiliers, soit le taux réellement payé sur les nouveaux emprunts, est passé de 4,45 % à 4,60 %. Le taux effectif sur l’encours des prêts immobiliers est passé de 3,97 % à 4,00 %. Il ne s’agit pas du taux directeur de la Banque et cela ne signifie pas que chaque emprunteur paie le même prix. Les conditions proposées dépendent des caractéristiques du prêt et du client, tandis que le taux sur l’encours reflète des crédits contractés à différentes dates.
Les dépôts des ménages auprès des banques et des sociétés de crédit immobilier ont augmenté de 4,7 milliards de livres nets en août, après une entrée de 3,8 milliards en juillet. Un flux net mesure la différence entre entrées et sorties durant le mois. Il ne représente ni le solde total des dépôts ni l’ensemble du patrimoine des ménages. Le bulletin examine aussi plusieurs catégories de comptes ; cet article retient le flux agrégé. Un transfert entre comptes d’épargne diffère d’une hausse du montant total détenu par le secteur des ménages.
La mesure de monnaie large M4ex de la Banque a enregistré une entrée nette de livres sterling de 16,2 milliards en août, après une sortie de 9,8 milliards en juillet. Les ménages, les sociétés non financières et les autres sociétés financières hors intermédiaires ont accru leurs avoirs respectivement de 4,7, 0,4 et 11,1 milliards. Les prêts nets au secteur privé, aux entreprises et aux ménages, mesurés par M4Lex, ont atteint 3,9 milliards après 0,1 milliard de remboursements nets en juillet. Ces flux agrégés du système bancaire ne sont ni un revenu des ménages ni une mesure directe de leurs dépenses.
Du côté des entreprises, les sociétés privées non financières ont levé 7,7 milliards de livres de financement net en août, après un montant proche de zéro en juillet. Cet agrégat diffère du crédit à la consommation des ménages et des avoirs monétaires en sterling. Un autre indicateur bancaire, couvrant les entreprises non financières britanniques, y compris les sociétés publiques, a enregistré 4,1 milliards d’emprunts nets auprès des banques et sociétés de crédit immobilier. Les petites et moyennes entreprises incluses dans cette mesure ont emprunté 0,9 milliard net, sans changement depuis juillet. Ces périmètres distincts ne doivent pas être additionnés.
La publication juxtapose des flux, des décomptes d’accords, des taux de croissance et des taux effectifs. Le flux net d’emprunt correspond aux nouveaux prêts moins les remboursements sur le mois, tandis que l’encours est un stock mesuré à un instant. Les accords comptent les demandes acceptées après annulations et peuvent précéder le décaissement. La Banque publie ces statistiques mensuelles pour éclairer ses comités sur l’emprunt, les dépôts et la monnaie des ménages et entreprises. La hausse d’un flux n’explique pas pourquoi le crédit est demandé, s’il finance consommation ou refinancement, ni si la capacité de remboursement s’est améliorée.
Les chiffres d’août forment ainsi un tableau contrasté : l’emprunt net à la consommation et les prêts immobiliers progressent par rapport à juillet, les accords d’achat diminuent et le taux des nouveaux prêts immobiliers monte. Les dépôts et les flux de monnaie sterling se renforcent, tandis que le financement des entreprises varie selon les prêts, obligations, actions et billets de trésorerie. Les données ne prouvent pas que ces mouvements persisteront et ne prédisent ni les ventes ni les prix immobiliers. Il faut conserver en tête la moyenne sur six mois, la correction saisonnière des tableaux, les définitions propres aux séries et l’écart entre flux mensuel et dette accumulée.


