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Le nombre d’emplois occupés dans le secteur numérique du Royaume-Uni a atteint environ 1,81 million sur l’année civile 2025. Une estimation publiée le 1er octobre par le ministère de la Science, de l’Innovation et de la Technologie et le ministère du Numérique, de la Culture, des Médias et du Sport indique une hausse d’environ 38 000 emplois, soit 2,1 %, par rapport à 2024. Dans l’ensemble de l’économie britannique, les emplois occupés sont passés de 34,07 millions à 34,46 millions, soit une progression estimée à 388 000 emplois ou 1,1 %. La part du secteur numérique est restée à 5,2 % de l’ensemble des emplois occupés au Royaume-Uni lors des deux années. Ces chiffres comptent des emplois pourvus, et non des personnes distinctes.

Cette hausse fait suite à un recul l’année précédente. Dans la série des ministères, les emplois occupés du secteur numérique avaient diminué d’environ 120 000, soit 6,3 %, entre 2023 et 2024. De 2024 à 2025, la plus forte progression a concerné le cinéma, la télévision, la vidéo, la radio et la musique, avec 23 000 emplois supplémentaires, soit 11,1 %. La programmation informatique, le conseil et les activités connexes ont gagné 17 000 emplois ou 1,6 % ; l’édition, hors traduction et interprétation, en a gagné 11 000 ou 8,3 %. La hausse cumulée d’environ 51 000 emplois dans ces trois sous-secteurs dépasse l’augmentation nette de 38 000 pour l’ensemble du secteur. Les pertes dans d’autres activités ont pesé sur le total, notamment la baisse d’environ 18 000 emplois, ou 18 %, dans la fabrication d’électronique et d’ordinateurs.

Bien que la publication s’intitule « Estimations économiques : emploi dans le secteur numérique », son indicateur est une estimation pondérée des emplois occupés à partir des réponses à une enquête. Il couvre les emplois à temps plein et à temps partiel occupés par des salariés et des travailleurs indépendants. L’enquête annuelle sur la population enregistre séparément le premier emploi d’une personne et, le cas échéant, son deuxième emploi. Une personne ayant deux emplois dans le secteur numérique peut donc être comptée deux fois ; la note technique précise que ces doubles comptes représentent moins de 4 % du total sectoriel. L’estimation de 1,81 million ne signifie donc pas qu’il y a 1,81 million de personnes différentes.

Le périmètre statistique est aussi plus étroit que toutes les fonctions que l’on pourrait couramment qualifier de travail numérique. La définition combine les technologies de l’information et de la communication avec les activités de contenu et de médias, selon l’approche de l’OCDE sur la société de l’information et les codes de la nomenclature britannique des activités de 2007. Elle comprend la fabrication et le commerce de gros d’électronique, l’édition de logiciels et d’imprimés, le cinéma et la diffusion, les télécommunications, la programmation et le conseil informatiques, les services d’information ainsi que la réparation d’ordinateurs et d’équipements de communication. Le travail numérique exercé dans d’autres secteurs, comme la santé ou la construction, est exclu si l’activité de l’employeur ne relève pas de ces codes. Les ministères préviennent aussi que la classification de 2007 peut mal identifier des activités plus récentes comme la cybersécurité et l’intelligence artificielle.

Le statut statistique de la publication est une raison essentielle de lire ces chiffres avec prudence. Les précédentes éditions étaient des statistiques officielles accréditées, mais l’autorité de régulation a retiré cette accréditation après des préoccupations de l’Office for National Statistics sur la qualité des estimations concernant les petits groupes de son enquête. L’édition 2025 est classée comme « Official Statistics in Development », soit des statistiques officielles en développement. Elle conserve ce statut parce que les données de l’enquête annuelle sur la population étaient ainsi classées lors de leur publication, même si l’office a depuis réexaminé le statut de ses futurs résultats fondés sur cette enquête. Le recul du taux de réponse rend les estimations d’un groupe restreint comme le secteur numérique plus dépendantes d’un nombre limité de réponses, pondérées pour représenter une population plus large. De petits changements dans les réponses peuvent rendre les estimations volatiles.

Pour aider à évaluer leur robustesse, les ministères ont publié des coefficients de variation et des intervalles de confiance. Pour le total du secteur numérique en 2025, l’intervalle de confiance à 95 % va de 1,74 million à 1,87 million d’emplois occupés. Sa largeur est passée de 100 000 emplois en 2019 à 130 000 en 2025. Les ministères n’ont pas testé la significativité statistique des variations annuelles ; les écarts observés peuvent donc refléter la variabilité de l’échantillonnage autant qu’une évolution réelle de l’emploi. Les intervalles ne couvrent pas non plus toutes les incertitudes, notamment les erreurs possibles de pondération ou les changements de mode d’enquête. Les ministères indiquent que les estimations de l’enquête divergent de celles d’autres sources depuis 2019 et recommandent de consulter plusieurs éléments de preuve. L’enquête sur les registres et l’emploi des entreprises peut servir de comparaison pour les secteurs industriels, mais elle ne couvre pas les indépendants et n’offre pas les mêmes détails démographiques. La hausse de 2,1 % doit donc être considérée comme une estimation assortie de réserves explicites sur la qualité, et non comme une preuve définitive d’un changement de tendance.