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Le nombre d’enfants vivant au Royaume-Uni dans des ménages où tous les adultes étaient sans emploi depuis une période prolongée a atteint 1,31 million en 2025. L’estimation annuelle publiée le 1er octobre par l’Office for National Statistics (ONS) situe cette part à 10,1 % des enfants du pays, contre 9,4 % et environ 1,22 million en 2024. Le tableau non arrondi de l’ONS donne 1 313 076 enfants en 2025 et 1 217 469 en 2024. Cela représente une hausse d’environ 95 600 enfants et de 0,7 point de pourcentage du taux. Parmi tous les enfants vivant dans des ménages sans emploi, 85,2 % étaient dans des ménages durablement sans emploi en 2025. Ces chiffres sont des estimations d’enquête concernant les enfants et les ménages ; ils n’indiquent pas à eux seuls pourquoi les adultes ne travaillent pas ni si le ménage vit dans la pauvreté.

Les taux régionaux montrent les écarts derrière le chiffre national. Dans le tableau régional de l’ONS, la part des enfants vivant dans des ménages durablement sans emploi était la plus élevée dans le nord-est de l’Angleterre, à 17,0 %. Elle était la plus faible dans le sud-est, à 6,1 %. Elle atteignait 12,5 % dans le nord-ouest, 12,8 % dans le Yorkshire et Humber, et 12,3 % dans les West Midlands ; Londres était proche du niveau britannique, à 10,1 %. Ces pourcentages indiquent la part de tous les enfants vivant dans chaque région. Comme les populations d’enfants diffèrent d’une région à l’autre, le classement des taux ne doit pas être lu seul comme un classement du nombre d’enfants dans chaque région.

La série longue montre que le niveau de 2025, malgré sa hausse au cours des deux dernières années, reste inférieur aux taux observés au milieu des années 2000. Dans le tableau de l’ONS, le taux s’établissait à 13,3 % en 2006 et à 14,0 % en 2010 ; il est descendu à 8,2 % en 2019 et à 7,9 % en 2020. Il a remonté à 8,9 % en 2021, reculé à 8,2 % en 2023, puis progressé pendant les deux années suivantes. L’estimation de 2025 est proche des 10,1 % de 2015, mais les changements de dénominateur démographique et de mesure par enquête doivent être pris en compte dans les comparaisons de la série. L’ONS n’attribue pas les mouvements annuels à une politique, un choc économique ou une situation familiale particulière.

L’expression de l’ONS « ménage durablement sans emploi » ne signifie pas seulement que les adultes sont officiellement inscrits comme chômeurs. Pour ce bulletin, le ménage doit comprendre au moins une personne âgée de 16 à 64 ans. Il est considéré comme durablement sans emploi si toutes les personnes âgées de 16 ans ou plus sont sans travail depuis plus d’un an ou n’ont jamais travaillé. La catégorie « ménage sans emploi » est plus large : aucun adulte n’y occupe un emploi, mais les adultes peuvent être au chômage ou économiquement inactifs. Dans le détail du tableau B de l’ONS, 8,9 % des enfants vivaient dans des ménages durablement sans emploi où tous les membres étaient chômeurs ; 1,0 % vivaient dans des ménages mixtes comptant des personnes au chômage ou économiquement inactives ; et 8,9 % dans des ménages où tous les adultes étaient économiquement inactifs. Ces catégories peuvent sembler totaliser 18,8 % après arrondi, mais ce sont des sous-groupes d’enfants vivant dans des ménages durablement sans emploi et chaque pourcentage a tous les enfants pour dénominateur ; il ne faut pas les additionner ni les comparer au total de 10,1 %. Les libellés et catégories du tableau sont donc importants au-delà du titre.

Les données sont établies à partir des fichiers ménages de l’enquête annuelle sur la population (APS) de l’ONS. Pour chaque analyse, l’office exige qu’au moins une personne du ménage ait entre 16 et 64 ans et compte les enfants vivant dans ces ménages. Puisqu’il s’agit d’un échantillon pondéré pour représenter la population, 1,31 million est une estimation et non un décompte administratif. Le bulletin classe la situation professionnelle des adultes du ménage où vit l’enfant ; il ne mesure pas le statut d’emploi des enfants eux-mêmes.

Une limite importante concerne les pondérations démographiques. L’ONS indique que les tableaux APS et APS ménages n’ont pas été recalibrés sur les nouvelles estimations de population et restent donc pondérés selon les totaux démographiques antérieurs de 2021. Ces pondérations peuvent différer des totaux utilisés par l’enquête sur la population active (LFS) pour les périodes les plus récentes. Il ne convient donc pas de considérer le niveau du tableau APS comme exactement équivalent aux statistiques récentes de ménages ou du marché du travail issues de la LFS. Les comparaisons doivent tenir compte de la source, de la définition, de la période de référence et de la méthode de pondération.

L’ONS classe actuellement les estimations APS ménages comme des « official statistics » non accréditées ; le bulletin explique également que certaines sorties issues de l’APS et de la LFS ont un statut transitoire. L’office indique que des mesures prises depuis la fin de 2023, comme le retour aux entretiens en face à face, l’augmentation des incitations aux répondants, la réintroduction du renfort d’échantillon, le recrutement d’enquêteurs et la mise à jour des pondérations, ont rapproché les taux de réponse de ceux d’avant la pandémie. Une lettre adressée au régulateur statistique le 11 août 2026 a abordé le statut des sorties APS/LFS et la priorité de long terme donnée à l’enquête transformée sur la population active (TLFS), conçue d’abord en ligne. L’ONS indique qu’il ne demandera pas de nouvelle accréditation. Ce statut ne rend pas les chiffres invalides, mais renforce la nécessité de les lire avec leurs définitions et notes de pondération. Les résultats estiment qu’environ un enfant sur dix vivait en 2025 dans un ménage répondant à la définition du chômage de longue durée ; ils n’établissent pas à eux seuls que la pauvreté, les choix familiaux ou le chômage futur en sont la cause.