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Tadweer Group a atteint le jalon des 50 % dans la transformation de son centre de récupération des matériaux (MRF) d’Al Ain, a rapporté l’Agence de presse des Émirats (WAM) le 7 octobre 2026. Ce pourcentage mesure l’avancement du chantier. Il ne signifie ni que le centre est achevé ou en service, ni qu’il récupère déjà la moitié des déchets de l’émirat. WAM indique que la mise en service est prévue à la fin de 2026 et le début de l’exploitation commerciale au début de 2027. Il s’agit de dates programmées, donc d’étapes futures et non d’événements déjà réalisés.
Une fois modernisé et opérationnel, le centre devrait pouvoir traiter 400 000 tonnes de déchets solides municipaux par an. Tadweer prévoit également qu’il détournera environ 60 % des déchets municipaux d’Al Ain des décharges chaque année. Ces deux chiffres ne mesurent pas la même chose : 400 000 tonnes correspondent à la capacité annuelle de traitement prévue, tandis que les quelque 60 % représentent une part de détournement attendue. WAM ne dit pas que le site reçoit déjà ce volume ni que le taux a été atteint en exploitation. Le débit réel et le résultat dépendront de la mise en service, des apports et des performances opérationnelles.
Selon l’entreprise, le site modernisé utilisera des technologies de tri et de récupération pour séparer les matières recyclables valorisables des déchets municipaux mélangés. Il prévoit aussi de produire un combustible dérivé de déchets (RDF) à partir des résidus adaptés. Le communiqué ne précise ni acheteur de RDF, ni contrat de vente, ni production d’énergie, ni taux mesuré de récupération des matières. Il permet donc de décrire le procédé envisagé, mais pas d’affirmer que tous les déchets entrants seront recyclés ou que le site est une centrale électrique aux performances vérifiées. La source indique seulement qu’une partie des résidus appropriés pourrait être orientée vers cette filière après le tri.
Le directeur général de Tadweer Group, Etienne Petit, a présenté le jalon de mi-parcours comme un progrès pour renforcer les infrastructures de récupération des ressources d’Abou Dhabi. L’entreprise affirme que le projet soutient sa vision d’un écoparc intégré à Al Ain et pourrait consolider les chaînes d’approvisionnement locales en matières récupérées. Ces éléments exposent le raisonnement de l’entreprise et les effets attendus. Le compte rendu de WAM ne donne ni coût d’investissement, ni contrats attribués aux fournisseurs, ni nombre d’emplois, ni rendement économique chiffré ; ces impacts ne peuvent donc pas être mesurés à partir de cette annonce. La répartition attendue entre matières recyclables, RDF et résidus à éliminer n’est pas non plus publiée.
L’annonce rattache le projet à l’ambition d’Abou Dhabi de détourner 80 % des déchets des décharges d’ici 2031. Il s’agit d’un objectif de long terme à l’échelle de l’émirat, pas d’une performance du centre d’Al Ain ni d’un résultat déjà obtenu. Le taux attendu d’environ 60 % concerne les déchets municipaux d’Al Ain tels que décrits par la source ; il ne prouve pas que le centre traitera tous les flux ni qu’il suffira à réaliser l’ambition de 2031. Le compte rendu distingue utilement l’avancement du chantier, la capacité prévue, la part locale de détournement attendue et l’objectif public plus large. Les prochains éléments à vérifier seront la mise en service et le démarrage commercial, puis les tonnages effectivement traités et les résultats réels de détournement.



