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Le ministre soudanais des Finances et de la Planification économique, Gebreil Ibrahim, a présidé le 6 octobre la réunion du secteur économique du Conseil des ministres et présenté l’objectif de faire évoluer les relations avec l’Arabie saoudite vers un partenariat stratégique. Selon le compte rendu anglais de Sudan News Agency, publié le 7 octobre, le gouvernement prépare une vision de coopération fondée sur des priorités claires et des projets viables. Il s’agit d’un agenda politique examiné au sein du cabinet, non d’un accord bilatéral signé ni d’un projet dont le financement est bouclé.

La réunion rassemblait les ministres du secteur économique et le gouverneur de la Banque centrale du Soudan. Les participants ont examiné les possibilités de coopération et d’investissement dans l’agriculture, l’élevage, l’énergie, les mines, les infrastructures et le transport. Ils ont aussi abordé le développement des chaînes de production, l’expansion de l’industrie et des exportations ainsi que l’utilisation de la position du Soudan dans le commerce régional. Cette liste large indique que la démarche envisagée ne se limite pas à une ressource ou à un ouvrage précis, sans toutefois classer les secteurs ni désigner un premier investissement.

Les résultats commerciaux dépendent moins de la présence de ressources que des systèmes qui les relient aux acheteurs. Dans l’agriculture et l’élevage, la transformation, le stockage, la logistique et les normes d’exportation sont déterminants ; dans l’énergie et les mines, des infrastructures fiables, les permis et des capitaux à long terme influencent la faisabilité. La réunion a expressément mentionné les chaînes de production et l’industrie. Cette orientation suggère un intérêt pour la création de valeur locale au-delà de la vente de matières premières, mais aucune enveloppe sectorielle ni cible mesurable n’a été annoncée.

La coopération financière et bancaire figurait également à l’ordre du jour. SUNA indique que la réunion a étudié la manière dont une coordination entre les deux banques centrales pourrait faciliter les opérations commerciales et d’investissement. Cela renvoie à des questions pratiques comme les paiements transfrontaliers, les relations de correspondance bancaire et l’exécution des flux d’investissement. Le compte rendu n’annonce toutefois ni nouveau canal de paiement, ni mécanisme de règlement, ni ligne de crédit, ni protocole signé entre les banques centrales.

Le ministre a décrit la prochaine étape comme la préparation de projets pratiques et durables susceptibles d’offrir des possibilités aux secteurs public et privé. L’avancement pourrait donc être suivi au moyen d’une liste de projets, d’agences responsables, de conditions de financement et d’un calendrier d’exécution. Le texte du 7 octobre ne fournit pas ces éléments. Le fait vérifiable est la volonté du cabinet soudanais de définir un programme de coopération économique plus large avec l’Arabie saoudite ; il ne s’agit pas d’un bilan d’investissements ou d’échanges déjà réalisés.