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La Capital Market Authority (CMA) a ouvert le 24 septembre 2026 une consultation publique sur un projet de restrictions du trading algorithmique. L’Autorité a indiqué que la consultation de 30 jours se terminerait le 24 octobre et que les dispositions définitives devaient entrer en vigueur le 1er novembre 2026. Ces dates décrivent le calendrier proposé. Tant que les commentaires n’ont pas été examinés et qu’un texte final n’a pas été approuvé, le projet ne doit pas être présenté comme une règle de marché applicable. Le présent article porte sur une consultation encore ouverte le 8 octobre.
Le principal seuil numérique du projet prévoit que, sur une journée de négociation, les ordres algorithmiques sur un titre coté au marché principal ne dépassent pas 20 ordres par transaction exécutée. Les titres classés dans la catégorie « très haute liquidité » seraient exclus. Le ratio serait calculé pour chaque opérateur inscrit auprès de la Bourse, responsable de l’activité de négociation d’un membre du marché et de ses clients. Il ne s’agit donc pas d’un quota quotidien unique agrégeant tous les ordres du marché : le test proposé précise son niveau de calcul, son périmètre de produits et une exception.
Le projet demande aussi aux établissements de marché de maintenir des systèmes et procédures de surveillance protégeant l’intégrité et l’efficacité du trading algorithmique. Les sociétés devraient définir des méthodes de développement et de test des systèmes et algorithmes avant leur mise en œuvre, conserver les dossiers pertinents et fournir à la CMA et à Saudi Exchange les informations ou données demandées. Ces dispositions décrivent un cadre de gouvernance plus large que le suivi d’un ratio d’ordres. Le texte restant un projet, elles ne constituent pas encore des obligations définitives applicables.
L’effet économique potentiel reste conditionnel. Un ratio ordres-exécutions peut donner aux superviseurs un outil contre un trafic excessif de messages ou un comportement automatisé susceptible de perturber les échanges ; à lui seul, il ne prouve ni qu’une stratégie est nuisible ni qu’une manipulation a eu lieu. Les résultats dépendraient de la mise à jour des catégories de liquidité, du calcul par opérateur, de la portée des exceptions et du contrôle de l’application. Les commentaires attendus avant le 24 octobre peuvent modifier le texte. Le seuil de 20 pour une transaction est donc ici une proposition soumise à consultation, et non une limite réglementaire définitive.
Pour l’intégrité du marché, l’efficacité dépendrait non seulement du seuil numérique, mais aussi du classement des ordres et du traitement cohérent des dépassements. La règle finale et ses modalités d’application pourraient donc compter autant que le ratio proposé.


