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La Chambre de commerce du Qatar (QC) et la Fédération des chambres de commerce irakiennes (FCCI) ont signé le 7 octobre 2026 un protocole d’accord visant à créer le Conseil d’affaires commun Qatar-Irak. La signature a eu lieu lors d’une rencontre entre le président de la QC, Cheikh Khalifa bin Jassim bin Mohamed Al-Thani, et le président de la FCCI, Amer Khalaf Alawi, accompagné d’une délégation irakienne. L’ambassadeur d’Irak au Qatar, Mohammed Jaafar Al Sadr, était également présent, selon l’Agence de presse du Qatar (QNA). Le protocole entend élargir les échanges entre institutions, entreprises et entrepreneurs, renforcer les relations économiques bilatérales et développer la coopération concernant les PME.
La QNA rapporte que la réunion a également examiné environ 60 opportunités d’investissement associées au projet irakien Development Road, pour une valeur totale estimée à 250 milliards de dollars. Les domaines cités comprennent les transports et la logistique, l’industrie manufacturière et les zones économiques, l’énergie et les services publics, les mines, le pétrole et le gaz, l’agriculture, les technologies de l’information et de la communication, l’immobilier et le tourisme. Il s’agit d’une estimation d’un portefeuille d’opportunités présenté à la réunion. Le compte rendu ne dit pas qu’il s’agit de contrats signés, d’investissements engagés, de projets financés ou de dépenses réalisées. Le montant ne constitue donc pas un flux commercial ou d’investissement nouveau et confirmé entre les deux pays.
L’utilité pratique du conseil dépendra de sa capacité à créer un canal régulier de contacts et d’échanges d’informations entre entreprises. Les responsables des chambres ont mis l’accent sur les liens entre secteurs privés et la communication directe, mais la QNA n’a indiqué ni date pour la première réunion, ni structure des membres, ni calendrier opérationnel, ni financement d’un projet particulier. Elle n’a pas non plus ventilé les quelque 60 opportunités par secteur ou précisé leur degré de maturité. Le protocole constitue ainsi une étape de mise en place d’un cadre institutionnel, et non la preuve que les projets ont commencé. Les prochains indicateurs seront l’entrée en activité du conseil, la définition des opportunités projet par projet et l’annonce de décisions d’investissement ou de contrats signés.



