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Le ministère qatari des Transports a indiqué le 5 septembre 2026 que le port Hamad avait manutentionné plus de 90 000 tonnes de céréales entre mai et juillet. Le ministère présente ce chiffre comme un total sur trois mois, sans ventilation mensuelle, sans préciser les variétés de céréales ni les pays d’origine, et sans dire quelle quantité est parvenue aux acheteurs locaux après avoir quitté le port. Il ne faut donc pas lire ce chiffre comme un volume mensuel ou comme la consommation totale de céréales du Qatar. Le ministère décrit le port comme une infrastructure qui contribue à l’arrivée régulière des biens essentiels et au dispositif de sécurité alimentaire du pays. Le chiffre constitue un seuil inférieur pour les céréales manutentionnées pendant la période indiquée, pas un total exact.

Le vice-président exécutif des opérations de Mwani Qatar a déclaré que le port était relié à plus de 100 destinations maritimes dans le monde. Le communiqué présente également ce nombre comme un seuil inférieur : il ne précise ni la fréquence des liaisons, ni le nombre de rotations vers chaque destination, ni l’itinéraire des cargaisons de céréales. La même déclaration donne une capacité de conception annuelle de 7,5 millions d’EVP. L’EVP, ou équivalent vingt pieds, sert à décrire la capacité des conteneurs. Cette capacité ne correspond pas au tonnage de céréales et ne renseigne pas sur le nombre de conteneurs réellement traités au cours d’une année. Confondre ces mesures donnerait une idée erronée du trafic : l’une est une quantité de marchandises annoncée sur trois mois, l’autre une capacité annuelle de conception des conteneurs.

Le ministère relie ce flux de céréales à la planification de long terme, aux investissements d’infrastructure et aux chaînes d’approvisionnement. Il affirme qu’un système d’exploitation intégré surveille en permanence les mouvements de navires, de conteneurs et de camions, coordonne les organismes concernés et comprend la maintenance préventive ainsi que la préparation aux urgences. Le communiqué mentionne aussi des installations spécialisées pour stocker, transformer et conditionner les produits alimentaires. Il s’agit de descriptions des infrastructures et des modalités d’exploitation, pas de résultats mesurés concernant les temps d’attente, le dédouanement, les pertes de cargaison ou les réductions de coûts. Le texte ne chiffre pas l’évolution de la capacité ou de la performance par rapport à l’année précédente et ne compare pas le port à un autre site ou à une autre période.

Le port Hamad est entré en activité en 2016 et le ministère indique que plusieurs phases de développement et d’expansion ont suivi. Il le décrit comme la principale porte maritime du Qatar et cite parmi ses partenaires publics et privés les ministères des Transports, de l’Intérieur et du Commerce et de l’Industrie, l’Autorité générale des douanes et Qatar Navigation (Milaha). Le principal résultat chiffré reste limité à plus de 90 000 tonnes de céréales manutentionnées de mai à juillet 2026. Le communiqué ne fournit ni série annuelle sur les céréales, ni total de toutes les importations, ni prévision pour les mois suivants. Faute de données ultérieures portant sur des périodes et catégories comparables, ce seul seuil inférieur ne permet pas d’établir une tendance ni la part de l’approvisionnement national passant par le port.