Détails de l’article

L’Institut national de statistique et de géographie du Mexique et Banco de México ont publié le 1er octobre l’indicateur des commandes manufacturières de septembre 2026. L’IPM désaisonnalisé a reculé de 2,5 points par rapport à août, à 49,1 points. Un mois auparavant, il se situait au-dessus du seuil de 50 points. Il ne s’agit ni d’un décompte de la production réalisée ni d’un volume de commandes tiré de registres administratifs. Cet indicateur d’enquête rassemble les perceptions et attentes des dirigeants du secteur manufacturier.

L’IPM comporte cinq éléments : le volume de commandes attendu, la production physique attendue, les attentes relatives à l’emploi total, le respect des délais de livraison des intrants par les fournisseurs et les stocks d’intrants. Dans son communiqué de septembre, l’INEGI indique que les composantes désaisonnalisées des commandes, de la production, de l’emploi et des délais de livraison ont reculé, tandis que celle des stocks a augmenté. Le mouvement de 2,5 points de l’indicateur principal ne signifie pas une contraction de 2,5 % ni une baisse de même ampleur de la production manufacturière.

L’indicateur est centré sur un seuil de 50 points. Sa méthodologie précise que les valeurs supérieures à 50 traduisent des attentes plus optimistes sur le sujet concerné, tandis que les valeurs inférieures signalent des attentes moins favorables ou inverses. Une lecture de 49,1 situe donc l’indice composite d’enquête sous ce seuil ; elle ne prouve pas à elle seule que la croissance de la production réalisée était négative. Une variation en points n’est pas une variation en pourcentage : la série est présentée en niveaux d’indice et en écarts de points.

L’Enquête mensuelle d’opinion des entreprises, EMOE selon son acronyme espagnol, repose sur un échantillon national réparti entre certains groupes de sous-secteurs manufacturiers. Le bulletin méthodologique de l’INEGI définit l’unité d’observation comme une entreprise employant au moins 101 personnes dans son activité économique. Le cadre manufacturier mis à jour en 2025 comptait 6 743 entreprises et l’échantillon 1 528 unités. Le plan est probabiliste et stratifié ; les entreprises de plus de 1 000 salariés sont sélectionnées avec certitude. Les résultats sont agrégés à l’aide des pondérations et du poids de chaque domaine dans le secteur.

Les sept domaines manufacturiers couverts par l’enquête sont nationaux. La valeur de 49,1 ne décrit donc ni un État particulier ni une usine précise. Les composantes visent à saisir les attentes des dirigeants à différentes étapes de la production ; les questions sur les commandes et la production sont tournées vers l’avenir. La composante emploi n’est pas non plus un décompte observé des effectifs. Les éléments sur les délais de livraison et les stocks mesurent l’appréciation des intrants par les entreprises. L’IPM n’est donc pas du même type que les séries de production, de ventes ou de volumes exportés réalisés.

La correction saisonnière vise à retirer les régularités calendaires des comparaisons mensuelles. Le bulletin méthodologique indique que les séries originales sont corrigées avec le logiciel statistique X-13ARIMA-SEATS. Le niveau de 49,1 et la baisse de 2,5 points du communiqué de septembre concernent cette comparaison ajustée. Comme l’enquête est publiée peu après le mois de référence, elle fournit rapidement un indicateur des attentes des entreprises. Les réponses restent toutefois des perceptions et comportent une incertitude d’échantillonnage. Les données de production réalisée sont compilées selon une autre procédure statistique.

Une fois le périmètre et la mesure correctement définis, le résultat de septembre permet une conclusion limitée : l’indice composite des attentes des dirigeants est passé sous le seuil de 50 points et a baissé d’un mois sur l’autre. Il ne permet pas, à lui seul, d’affirmer que la production manufacturière a reculé, que les commandes ont diminué d’une quantité donnée ou de prévoir la suite. Des séries distinctes, telles que la production industrielle, les exportations et les registres d’entreprises, sont nécessaires pour évaluer l’activité réalisée. Cet article rapporte l’IPM d’enquête publié par l’INEGI et Banco de México ainsi que son périmètre documenté, sans le présenter comme une statistique de production ou une prévision.