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Les Comptes des biens et services 2025, publiés le 2 octobre par l’INEGI, évaluent l’offre annuelle totale du Mexique à 76 287 449 millions de pesos courants. En comptabilité nationale, l’offre totale est égale à l’utilisation totale : les biens et services disponibles dans l’économie proviennent d’une source et sont affectés à des usages intermédiaires ou finals. Avec 2018 comme année de base, les comptes suivent la structure et l’évolution des agrégats macroéconomiques tels que la production, les importations, la consommation, l’investissement, le revenu, l’emploi et les indices de prix implicites.
La production intérieure représentait 81,3 % de l’offre totale, tandis que les importations de biens et services en représentaient 18,7 %. Ces parts sont calculées sur des valeurs nominales ; elles ne correspondent ni à des nombres d’unités importées ni à un indice de volume du commerce extérieur. L’INEGI a évalué la production nationale aux prix du marché à 62 025 847 millions de pesos. Par rapport à l’offre totale, la consommation intermédiaire représentait 34,2 % et le produit intérieur brut 47,1 %. Les arrondis peuvent empêcher les parts de correspondre exactement au total.
Cette relation comptable est importante : l’égalité entre offre et utilisation constitue un cadre d’équilibre qui retrace l’origine des biens et services et leur affectation. La consommation intermédiaire comprend les intrants utilisés pour produire d’autres biens et services ; le PIB mesure la valeur monétaire des biens et services finals produits dans le pays pendant une période. Aucune de ces parts ne se confond avec des statistiques distinctes comme les ventes des entreprises, les dépenses des ménages ou le budget public. Leurs périmètres diffèrent, et les substituer l’une à l’autre peut fausser l’interprétation des comptes.
Le PIB aux prix du marché s’est établi à 35 923 239 millions de pesos courants. Par composante du revenu, l’excédent d’exploitation issu des activités productives représentait 62,8 % du PIB, la rémunération des salariés 29,9 % et les impôts sur la production et les importations nets des subventions 7,3 %. Il s’agit de parts nominales aux prix courants, et non de taux de croissance réelle ou de revenu net des ménages. L’analyse des variations corrigées des prix nécessite les indices implicites appropriés et les séries en prix constants.
Les industries manufacturières ont contribué à la part la plus importante de la valeur ajoutée brute, soit 21,3 %. Le commerce de gros et de détail représentait 19,8 %, les services immobiliers et de location 9,1 %, et les transports, la poste et l’entreposage 8,0 %. Ces proportions décrivent la répartition sectorielle de la valeur ajoutée brute ; elles ne donnent pas, à elles seules, le niveau de production absolu ou la croissance annuelle de chaque secteur. Elles reposent sur des valeurs nominales et peuvent subir l’effet des prix.
La consommation des ménages et des institutions privées sans but lucratif a totalisé 26 131 238 millions de pesos courants. Les aliments et boissons non alcoolisées représentaient 24,8 % de cette dépense, les transports 20,2 %, et le logement, l’eau, l’électricité, le gaz et les autres combustibles 15,9 %. Cette répartition décrit des composantes classées de l’agrégat de consommation ; elle ne montre ni le budget de chaque ménage ni l’évolution des prix à la consommation. La part d’une catégorie peut aussi varier avec les prix et les quantités.
Le revenu national disponible brut s’élevait à 29 021 248 millions de pesos courants, soit 5,7 % de plus qu’en 2024. Il représente le revenu disponible dans l’économie pour la consommation et l’épargne. L’épargne intérieure brute équivalait à 17,4 % du PIB, tandis que l’épargne extérieure était de moins 0,6 % ; les deux entrent dans le compte national de l’épargne. Leurs définitions relèvent du cadre des comptes nationaux et ne doivent pas être assimilées aux dépôts bancaires ni aux mesures de l’épargne financière des ménages.
Les comptes recensent 39 600 138 emplois rémunérés dépendant d’une entité juridique, en baisse de 0,4 % par rapport à 2024. Il ne s’agit pas d’un décompte dédoublonné de tous les travailleurs : une même personne peut occuper plusieurs emplois, et l’indicateur suit le périmètre administratif et conceptuel des comptes. La rémunération annuelle moyenne atteignait 271 767 pesos courants par emploi, soit une moyenne mensuelle de 22 647 pesos. Les écarts sectoriels étaient importants : 1 118 334 pesos par an dans les services aux entreprises, 815 815 dans la finance et l’assurance, et 529 847 dans l’information et les communications.
Les résultats de 2025 offrent une vue annuelle et globale de l’économie dans le cadre des comptes nationaux ; ils ne constituent pas un indicateur en temps réel. L’INEGI précise qu’il présente des séries élargies pour 2003–2025 et réduites pour 1993–2025. Les totaux aux prix courants combinent les mouvements de prix et les quantités produites. Le montant de 76,3 billions de pesos ne peut donc être interprété comme une croissance réelle de la production ou une variation du pouvoir d’achat. Les comparaisons annuelles nécessitent les séries à prix constants et les indices implicites correspondants, avec des définitions et périodes cohérentes.


