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Le 16 août, la Banque centrale du Koweït (CBK) a annoncé la sixième édition de son programme Cybersecurity Leaders. Il relève de l’initiative Kafa’a, lancée avec les banques koweïtiennes et gérée par le Kuwait Institute of Banking Studies (KIBS). Le programme s’adresse aux Koweïtiens intéressés par la cybersécurité. Les candidatures étaient ouvertes du 16 août au 24 septembre 2026. La CBK prévoit des critères objectifs, des tests et des entretiens, sans publier le nombre de candidats ou de places.
Cette sixième édition montre que le programme est récurrent. La CBK indique qu’il s’est poursuivi les années précédentes avec les mêmes partenaires. Son objectif déclaré est de former des professionnels capables de protéger les systèmes d’information du secteur financier koweïtien. Le communiqué ne cite aucune menace, attaque ou vulnérabilité bancaire précise à l’origine de la cohorte. Il s’agit donc d’un programme de développement des compétences, pas d’une réponse à une cyberattaque confirmée.
La formation doit être menée avec SANS Cyber Institute et durer trois mois. La CBK prévoit également un atelier de clôture avec la Banque des règlements internationaux (BRI). La source présente SANS comme spécialisée dans la formation professionnelle et la certification. Toutefois, le communiqué ne décrit ni programme de cours, ni taille de cohorte, ni notes d’examen, ni statut d’une éventuelle certification, ni date de l’atelier. Toute affirmation sur les résultats de formation ou le nombre de nouveaux spécialistes certifiés dépasserait donc les informations disponibles.
Le bénéfice potentiel pour le secteur serait d’élargir les compétences locales en sécurité alors que les banques dépendent davantage des systèmes numériques. La formation peut contribuer aux capacités des équipes, mais la résilience dépend aussi du signalement des incidents, des sauvegardes, de la gestion des accès, de la supervision des fournisseurs et des exercices. La CBK n’explique pas le lien du programme avec ces contrôles. L’annonce atteste donc d’une initiative de développement des compétences, pas d’une amélioration démontrée de la sécurité sectorielle.
Les candidatures ayant pris fin le 24 septembre, cet article porte sur une annonce antérieure. La CBK décrit les tests et entretiens sans publier les résultats de sélection. Des informations ultérieures pourraient préciser la taille de la cohorte, les taux d’achèvement, les domaines d’activité et la continuité du programme. Ces données montreraient sa portée, mais ne prouveraient pas à elles seules une baisse des incidents. Une évaluation exigerait des mesures de sécurité au niveau des institutions et des données comparables dans le temps.



