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Le Département jordanien des terres et du cadastre a publié le 7 octobre une valeur de transactions immobilières de 720,5 millions de dinars pour septembre. Elle dépassait août de 7 % et septembre 2025 de 16 %. Pourtant, le total de janvier à septembre atteignait 5,1 milliards, soit 1 % de moins qu’un an auparavant. Le mouvement mensuel et le cumul annuel divergent donc.
La valeur des transactions correspond au montant des biens échangés pendant une période ; elle ne mesure ni les constructions neuves ni un indice des prix des logements. Elle varie avec le nombre de ventes, la nature et la valeur des biens ou les prix. Sans distinction entre appartements, terrains et locaux commerciaux, le total ne prouve pas une amélioration générale de l’accès au logement ou de la demande.
L’activité de vente a progressé de 6 % sur un an en septembre, mais reculé de 3 % par rapport à août. Sur les neuf premiers mois, elle baissait de 7 % en glissement annuel. Cela explique pourquoi 720,5 millions de dinars de transactions en un mois ne suffisent pas à établir une reprise large : la valeur peut augmenter avec le nombre de ventes, un panier de biens plus cher, ou les deux. La publication ne sépare pas ces effets.
Le département a déclaré 28,7 millions de dinars de recettes en septembre et 210,8 millions sur janvier-septembre, en hausse de 6 % sur neuf mois. Les recettes offrent un indicateur administratif supplémentaire, mais une hausse des encaissements publics ne signifie ni plus de ventes ni moins de crédit pour les acheteurs. Une analyse complète devrait suivre ensemble le nombre de transactions, les types de biens, le prix au mètre carré et le financement.
La publication montre donc une hausse mensuelle de valeur face à une activité de vente plus faible sur neuf mois. La lecture prudente est que la valeur a rebondi en septembre tandis que l’activité cumulée restait inférieure à celle de l’an passé. Des données ultérieures sur les volumes et les prix aideraient à isoler le rôle de ces composantes. Les recettes et la valeur des transactions sont deux mesures distinctes : les premières reflètent les encaissements publics liés aux opérations foncières, la seconde le montant des échanges. Elles peuvent toutes deux augmenter alors que l’activité de vente baisse ; aucune ne remplace donc les indicateurs de logement des ménages ou d’accès au crédit.


