Détails de l’article
Une délégation du ministère jordanien de l’Investissement a achevé sa tournée en Inde le 7 octobre. Selon le communiqué rapporté par Petra, elle a rencontré plus de 20 entreprises à New Delhi, Mumbai et Ahmedabad et visité des usines. Les échanges ont porté sur l’habillement destiné à l’exportation, les activités textiles en amont et les liens possibles dans la chaîne de valeur. Il s’agit d’une mission de promotion, pas d’un investissement réalisé.
L’assemblage de vêtements et la production en amont de fils, tissus, teinture et finition exigent des capitaux et compétences différents. Un investissement en amont pourrait réduire la dépendance aux intrants importés et les délais, mais l’énergie, l’eau, la logistique et les normes environnementales déterminent les coûts. L’offre jordanienne dépendra donc aussi de la fiabilité des intrants et de l’accès aux marchés d’exportation.
Les rencontres avec plus de 20 entreprises mesurent les contacts et l’intérêt, pas le nombre de décisions ou de projets. La fin de la tournée ne signifie pas que des usines seront construites. Le ministère n’a cité aucun nom, montant, capacité, coentreprise, calendrier de production ni engagement d’emploi. L’effet économique attendu reste donc une possibilité à tester, pas un flux d’investissement annoncé.
L’étape vérifiable suivante serait une demande de licence ou d’immatriculation, le choix d’un site, un accord de financement ou une commande d’équipement. On pourrait alors mesurer la valeur ajoutée locale, la part de fils et tissus importés, les commandes d’exportation, la consommation d’eau et d’énergie et la qualité des emplois. Ces données montreraient si le projet se limite à l’assemblage final ou crée une chaîne textile plus large.
Le communiqué du 7 octobre confirme la fin des rencontres dans trois villes indiennes et les contacts avec plus de 20 entreprises. Il n’annonce ni nouvel investissement, ni accord, ni emplois en Jordanie. Le rendement économique de la tournée ne pourra être évalué qu’avec les décisions d’investissement et les données de production. Pour vérifier la promesse de chaîne de valeur, il faudrait suivre ensemble les achats auprès de fournisseurs locaux, les exportations depuis la Jordanie et les intrants intermédiaires importés. Une nouvelle ligne d’assemblage ne prouverait pas la création de capacités textiles plus profondes si tissus et fils restaient importés.



