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Dans l’enquête Tankan de septembre 2026 de la Banque du Japon, l’appréciation des entreprises sur les conditions générales d’activité s’est améliorée par rapport à l’enquête précédente. L’indice de diffusion pour l’ensemble des entreprises et des secteurs est passé de 18 en juin à 21 en septembre. Cela ne signifie pas que la production ou les ventes ont progressé de 3 %. Le « DI » du Tankan est calculé en soustrayant la part des répondants jugeant la situation défavorable de celle la jugeant favorable ; il s’agit d’un solde exprimé en points de pourcentage. Les réponses « pas très favorable » ne sont ajoutées à aucun des deux côtés de cette différence. La valeur de 21 décrit donc l’écart net entre les jugements favorables et défavorables des répondants sur la situation actuelle.

L’indice de septembre dépassait le résultat réel de juin dans les trois catégories de taille. Pour tous les secteurs, le solde est passé de 29 à 30 chez les grandes entreprises, de 22 à 24 chez les entreprises moyennes et de 13 à 15 chez les petites. Toutes tailles confondues, l’industrie manufacturière est passée de 14 à 19, tandis que les activités non manufacturières ont légèrement reculé, de 21 à 20. Cette diversité montre que le résultat global de 21 points ne traduit pas une évolution identique dans chaque partie de l’économie. Par exemple, l’indice des grands industriels a progressé de 22 à 24, alors que celui des grandes entreprises non manufacturières est passé de 37 à 35. L’indice suit un solde d’opinions issu de trois réponses possibles ; il ne mesure pas le taux de croissance réalisé de la production, du chiffre d’affaires, des bénéfices ou de l’emploi.

L’enquête demandait également aux répondants d’évaluer les conditions dans trois mois. Le DI de prévision de septembre pour toutes les entreprises et tous les secteurs était de 15, en dessous du niveau actuel de 21. Les grandes entreprises ont déclaré 25, les moyennes 18 et les petites 11. Il ne s’agit pas de prévisions de la Banque du Japon ou de Haber Paper, mais du solde des anticipations des entreprises participantes. La colonne « résultat réel » de septembre consigne leur jugement au moment de l’enquête, tandis que la colonne de prévision regroupe leurs réponses concernant la situation trois mois plus tard. Le tableau n’indique pas si ces anticipations se sont ensuite réalisées. Le solde de 15 doit donc être clairement présenté comme une perspective des répondants, avec son horizon, et non comme un résultat acquis.

Les réponses ont été recueillies du 26 août au 30 septembre. L’échantillon principal couvrant toutes les entreprises comptait 9 104 sociétés, avec un taux de réponse annoncé de 99,4 %. Les grandes entreprises représentaient 1 631 sociétés échantillonnées et un taux de réponse de 99,0 % ; les moyennes, 2 589 et 99,1 % ; les petites, 4 884 et 99,6 %. Le Tankan n’est pas un recensement de toutes les entreprises japonaises, mais une enquête par échantillonnage stratifié conçue pour satisfaire des critères statistiques. Sa population cible principale est constituée d’entreprises privées au Japon disposant d’un capital d’au moins 20 millions de yens. Les institutions financières, les cabinets de conseil et les holdings pures relèvent d’enquêtes complémentaires distinctes, et certains secteurs sont exclus. Les catégories de taille sont fondées sur le capital : au moins 1 milliard de yens pour les grandes ; de 100 millions à moins d’un milliard pour les moyennes ; et de 20 à moins de 100 millions pour les petites.

La Banque indique qu’elle révise généralement l’échantillon d’entreprises tous les deux ou trois ans et qu’elle examine régulièrement, en principe une fois par an, la précision statistique. Un taux de réponse élevé ne transforme pas l’enquête en recensement et n’efface pas l’effet des non-réponses ; les résultats restent les appréciations des entreprises. La Banque précise aussi que les parts de réponse sont arrondies à l’entier lors du calcul du DI, de sorte que les variations entre totaux sectoriels et sous-groupes peuvent ne pas concorder exactement. Certaines longues séries présentent des ruptures dues à des changements méthodologiques antérieurs ; les comparaisons historiques doivent tenir compte de distinctions telles qu’avant et après 2004. En cas d’erreur, la Banque peut publier des données corrigées, mais les modifications ultérieures des chiffres par les entreprises répondantes n’entraînent généralement pas la correction des chiffres déjà diffusés. Le résumé de septembre a été publié le 1er octobre, puis le jeu de données complet le 2 octobre.