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Le ministère irakien du Plan a indiqué que son département de la coopération internationale et des représentants canadiens avaient examiné, le 4 octobre, la mise en œuvre des programmes financés par le Canada en 2025–2026. Le ministère a présenté ses observations sur l’exécution. Il s’agissait d’un échange sur le suivi public des programmes soutenus de l’extérieur et l’alignement des ressources restantes sur les priorités gouvernementales.

Les participants ont aussi discuté de l’utilisation du soutien restant de l’Iraq Reconstruction and Reform Fund, ou I3RF, pour de nouvelles priorités. La Banque mondiale gère le fonds et le Canada y contribue. Les ressources évoquées ne doivent donc pas être présentées comme une nouvelle subvention canadienne. La réunion portait sur un mécanisme existant et son lien avec les programmes en cours. Le communiqué ne précise ni solde restant, ni liquidités disponibles, ni allocation à des projets nommés.

Une revue de programmes a une valeur économique lorsqu’elle relie les moyens budgétaires aux résultats de services ou d’infrastructures. Le ministère n’a identifié aucun programme, publié aucune dépense par projet ni fourni de mesure de livraison. Il n’a pas indiqué quelles observations avaient entraîné une correction. La réunion ne prouve donc pas une amélioration des résultats. Le fait d’associer examen de l’exécution et priorités montre toutefois que le portefeuille a été discuté sous l’angle des objectifs publics.

Les programmes financés de l’extérieur doivent être suivis avec les budgets publics, car la responsabilité d’exécution peut rester aux organismes gouvernementaux même si le financement passe par un autre canal. Des objectifs, dépenses réelles, réalisations physiques et périodes par programme permettraient de voir où l’aide ajoute de la valeur à l’investissement public. La publication distincte des décisions I3RF indiquerait aussi les priorités financées et la continuité des projets existants. Le communiqué ne donne pas ces éléments.

Le ministère n’a annoncé ni nouvel accord, ni budget supplémentaire, ni projet achevé. Le fait vérifié est l’examen des programmes financés par le Canada en 2025–2026 et la discussion sur le lien entre le soutien existant de l’I3RF et les nouvelles priorités publiques. Les progrès pourront être évalués lorsque les données d’exécution et les décisions d’allocation seront publiées. Un rapport public devrait aussi préciser si les partenaires utilisent la même période d’exécution et quelle institution comptabilise les dépenses. Les contributions seraient alors comparables sans être présentées comme un substitut au budget irakien, et le risque de compter deux fois le financement d’un même résultat serait réduit.