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Le programme indien Pradhan Mantri Skilling and Employability Transformation through Upgraded ITIs, appelé PM-SETU, a atteint son premier anniversaire le 4 octobre 2026. Une note explicative du Bureau d’information de la presse, publiée le 3 octobre, indique que 850 instituts gouvernementaux de formation industrielle ont été identifiés : 172 pôles et 678 instituts satellites. L’enveloppe totale annoncée sur cinq ans est de 60 000 crores de roupies, répartie dans le schéma entre le gouvernement central, les États et l’industrie. L’identification est une étape de planification ; elle ne prouve ni que tous les établissements sont modernisés ni que les stagiaires ont déjà trouvé un emploi.

Le premier volet porte sur 1 000 ITI publics, dont 200 pôles et 800 satellites. Chaque pôle doit être relié à quatre satellites en moyenne afin de partager équipements avancés, métiers modernes, apprentissage numérique et incubateurs. Les pôles devraient accueillir des centres d’innovation, des infrastructures de formation des formateurs, des unités de production et des services de placement, tandis que les satellites élargiraient l’accès local. Le second volet concerne cinq Instituts nationaux de formation aux compétences à Bhubaneswar, Chennai, Hyderabad, Kanpur et Ludhiana, où sont prévus des Centres nationaux d’excellence et une formation avancée des formateurs.

L’enveloppe se compose de 30 000 crores de roupies du gouvernement central, 20 000 crores des États et 10 000 crores de l’industrie. Au moment du bilan de première année, le comité directeur national avait approuvé des plans d’investissement stratégique pour 14 clusters d’ITI répartis dans huit États et un territoire de l’Union, avec un investissement approuvé total de 3 446 crores. Une approbation signifie que les plans ont franchi une étape nationale ; elle ne correspond pas à un décaissement ou à la fin des travaux. La note du PIB ne donne pas de total récent des dépenses réalisées sur ces clusters.

Le bilan décrit aussi des niveaux d’avancement différents dans les États. Trente-six États et territoires de l’Union avaient identifié des clusters et créé des lignes budgétaires dédiées ; 35 avaient constitué des comités directeurs et 26 avaient commencé à solliciter la participation des entreprises. Le comité national a approuvé le passage du pilote à un déploiement national dans les 200 clusters identifiés. Ces nombres décrivent la préparation administrative et la portée du déploiement. Ils ne montrent pas que chaque juridiction a sélectionné tous ses établissements, signé les accords opérationnels ou lancé l’ensemble des formations.

Dans le modèle de gouvernance proposé, le partenaire industriel principal détiendrait 51 % des sociétés de projet des clusters ; le Centre et l’État en détiendraient chacun 24,5 %. Le communiqué indique que ces sociétés conduiraient le développement et l’exploitation des clusters, avec des propositions adaptées aux secteurs locaux en matière de programmes, de formation, d’infrastructures et d’exposition au travail. Les États choisissent les établissements en concertation avec l’industrie ; le comité national fixe les orientations et peut suivre l’exécution ou corriger les règles. La responsabilité opérationnelle est ainsi répartie entre niveaux national, étatique et industriel.

PM-SETU s’inscrit dans un système de formation plus vaste. La note du PIB indique que le nombre total d’ITI publics et privés est passé de 9 776 en 2014 à 13 888 en 2026, tandis que les inscriptions sont passées de 9,51 lakh en 2014–2015 à 14,70 lakh en 2025–2026. Ces chiffres concernent l’ensemble du système et ne sont pas des résultats attribuables au programme, lancé en octobre 2025. Le bilan de première année ne fournit ni placement, ni rémunération, ni taux d’achèvement, ni satisfaction des employeurs. Ces indicateurs seront nécessaires pour évaluer si la modernisation améliore réellement la formation et les perspectives professionnelles.