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Les services du FMI et les autorités haïtiennes sont parvenus à un accord au niveau des services sur la quatrième revue du programme suivi d’Haïti, selon un communiqué publié le 28 septembre. Le résultat reste soumis à l’approbation de la direction. Il ne signifie ni que le conseil a approuvé un accord de prêt ni que des fonds ont été transférés. Le programme est un cadre informel pour surveiller les politiques des autorités et établir des antécédents d’application pouvant appuyer une future demande d’aide. La mission virtuelle de revue s’est déroulée du 14 au 25 septembre. L’accord est une étape intermédiaire, pas une approbation finale ou décision de financement.

Les services du FMI ont indiqué que l’économie devrait se contracter pour une huitième année consécutive en exercice 2026 et que l’inflation annuelle était projetée à environ 16 %. Elle avait dépassé 32 % lors de son pic d’octobre 2025. Le chiffre d’environ 16 % est une prévision pour l’exercice, non un résultat constaté. Le communiqué situe les perspectives dans un contexte d’insécurité, de conditions humanitaires et sociales graves et de chocs multiples. Les services ajoutent que la hausse du pétrole pèse sur les finances publiques et la position extérieure et contribue au coût de la vie. Le communiqué ne mesure pas l’inflation de chaque ménage.

Les réserves internationales nettes sont estimées à environ 1,9 milliard de dollars à fin juin 2026. Les réserves brutes sont décrites comme adéquates, autour de sept mois d’importations prévisionnelles. Ces chiffres approximatifs sont rapportés par les services du FMI, non un bilan définitif audité. La couverture des importations prend les besoins futurs comme référence et ne signifie pas qu’un montant identique de devises peut être dépensé chaque mois. Les services prévoient que le compte courant restera excédentaire malgré un solde commercial faible. Réserves nettes et brutes ont des périmètres distincts et ne doivent pas être comparées sans préciser leurs définitions. Ces indicateurs décrivent des marges, pas une garantie contre de nouveaux chocs.

À fin juin 2026, tous les objectifs quantitatifs et indicatifs étaient atteints, sauf l’objectif continu de non-accumulation d’arriérés extérieurs. Le FMI indique que les arriérés temporaires liés à des contraintes administratives et de capacité ont été rapidement réglés. Cette réserve compte : respecter la plupart des objectifs ne signifie pas une exécution sans difficulté, car l’exception porte sur le service ponctuel de la dette extérieure et les capacités institutionnelles. Le plafond de financement du secteur public non financier par la banque centrale a aussi été respecté. Les réformes structurelles avançaient, malgré des retards liés aux capacités limitées et à un environnement difficile. La revue porte donc sur les résultats et les limites concrètes du suivi.

Le nouveau code fiscal devait entrer en vigueur le 1er octobre et a été présenté comme une étape importante. Le communiqué de septembre enregistre l’échéance à venir et les priorités, sans vérifier ultérieurement l’application effective. Les services demandent de moderniser les administrations fiscales et douanières, d’améliorer l’interopérabilité des données, de maintenir un cadre transparent et fondé sur des règles pour les prix des carburants, et de renforcer le suivi des dépenses et les contrôles de trésorerie des investissements publics. Une meilleure identification des bénéficiaires de l’aide sociale est également évoquée pour cibler les ressources. Les effets devront être évalués par les recettes et services, pas par la date légale seule.

Les risques baissiers cités incluent une nouvelle dégradation de la sécurité, des prix du pétrole plus élevés, un transfert tardif des hausses de carburant et de salaire minimum aux prix, d’éventuels envois de fonds plus faibles après la fin du statut de protection temporaire des Haïtiens aux États-Unis et une sécheresse liée à El Niño. Ce sont des scénarios, pas des résultats observés. Le programme ne confère pas de capacité d’emprunt ; le communiqué évoque la possibilité qu’un historique de suivi facilite un accès ultérieur aux ressources de la tranche supérieure de crédit. L’accord attend approbation, les chiffres de réserves et d’inflation sont des estimations et le programme n’est pas un nouveau financement. Le communiqué présente l’évaluation du FMI.