Détails de l’article
Un vraquier exploité sur une ligne internationale a reçu 1 021 tonnes de méthanol vert dans la zone de mouillage de Dàyǔshān, au large de Guangzhou, le 6 septembre, selon un article publié le 14 septembre par le ministère chinois des Transports. Sinopec China Marine Bunker a utilisé son navire avitailleur bicarburant Daqing 268 pour transférer le carburant de navire à navire vers le Green Future. Le ministère a présenté l’opération comme le premier avitaillement au méthanol vert d’un vraquier international en Chine et le premier avitaillement au méthanol de navire à navire au port de Guangzhou. L’article indique la quantité et la méthode de transfert, mais pas le lieu de production du carburant, son intensité d’émissions sur le cycle de vie pour cette cargaison ni son prix.
Le ministère indique que les avitaillements au méthanol vert en Chine concernaient auparavant surtout les porte-conteneurs et les navires rouliers. Les vraquiers consomment davantage de carburant et leurs itinéraires et escales sont plus variables, ce qui rend la fiabilité de l’approvisionnement et l’étendue du réseau de soutage plus importantes. Cette opération constitue donc une étape pratique dans le port pour servir une autre catégorie de navires. Une seule livraison ne démontre toutefois ni une capacité d’approvisionnement récurrente ni la disponibilité de volumes commerciaux. Il faudrait des opérations répétées, des sources de carburant fiables et une coordination entre ports. Le ministère n’a pas donné de calendrier pour d’autres opérations destinées aux vraquiers ni de prévision des volumes futurs.
Selon l’article, Guangzhou a rejoint les sites chinois de soutage au méthanol vert ; une activité de ce type existe désormais à Guangzhou, Shenzhen et Hong Kong. Ces implantations signalent le développement d’infrastructures de carburant maritime dans le sud de la Chine. Le ministère parle de « méthanol vert », mais ne publie ni calcul d’émissions sur le cycle de vie ni certification indépendante pour cette cargaison. La quantité est une donnée opérationnelle mesurable ; aucun bénéfice climatique chiffré ne peut être déduit sans connaître la filière de production, la consommation totale du navire et le périmètre de comparaison avec un carburant conventionnel. Des données ultérieures sur la répétition des livraisons et les spécifications du carburant aideraient à mesurer l’appui des ports aux carburants maritimes alternatifs. Aucune donnée sur les voyages suivants n’a été communiquée.
