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Des chercheurs de l’Université d’ingénierie et de technologie de Khulna (KUET) ont présenté le 3 octobre leurs travaux visant à transformer les déchets humains, les boues d’épuration et les résidus agricoles en bio-pétrole brut riche en composants diesel par liquéfaction hydrothermale (HTL). Bangladesh Sangbad Sangstha rapporte que le projet se poursuit depuis 2016 avec la participation de 13 chercheurs. L’équipe a d’abord étudié la production de composants relevant des plages de l’essence et de l’octane à partir de déchets humains et de boues de stations d’épuration ; elle a indiqué un rendement de bio-pétrole brut de 50 à 55 % lors d’essais en laboratoire. Elle s’est ensuite orientée vers un produit riche en diesel, en s’appuyant sur des estimations concernant la place du diesel dans les importations bangladaises de combustibles liquides. Les chercheurs disent qu’un mélange de déchets, de balle de riz et de sciure a produit un bio-pétrole brut dont plus de 50 % des composants relèvent de la plage du diesel. Ce sont des résultats rapportés par l’équipe, et non une certification de carburant commercial ou une preuve de performance en fonctionnement continu. Un rendement de laboratoire et la part de composants diesel sont en outre deux propriétés distinctes.

La HTL vise à traiter des matières organiques humides à haute température et sous pression sans séchage préalable, pour produire un bio-pétrole brut qui peut ensuite être raffiné. Le compte rendu indique que les travaux couvrent les déchets humains et les boues d’épuration ainsi que les résidus agricoles. Les chercheurs estiment que le diesel représente environ 70 à 75 % des importations bangladaises de combustibles liquides, pour une dépense annuelle en devises de l’ordre de 3,5 à 4,0 milliards de dollars. Ces deux fourchettes servent de contexte et sont attribuées à l’équipe ; elles ne constituent ni une économie obtenue par le projet ni un chiffre de production. BSS rapporte aussi la déclaration de l’équipe selon laquelle les travaux ont donné lieu à plus de 15 publications dans des revues scientifiques internationales, dont des revues classées Q1, et que le Conseil gouvernemental de recherche sur l’énergie et l’électricité a apporté un soutien initial environ un an plus tôt. L’article attribue ces éléments aux chercheurs ; il ne passe pas les publications en revue, ne chiffre pas le financement et ne fournit pas d’évaluation technique indépendante du procédé.

La prochaine étape proposée n’est pas un passage immédiat des essais de laboratoire à une grande usine commerciale. Les chercheurs souhaitent d’abord établir une unité pilote en continu capable de traiter une à trois tonnes par jour, puis valider la technologie, obtenir une certification et élaborer un cadre réglementaire adapté. Le compte rendu cite une estimation d’investissement de 80 à 120 crore de takas pour une usine commerciale conçue pour trois tonnes par jour. Il s’agit d’une estimation de l’équipe, non d’un investissement réalisé, d’un budget approuvé ou d’une installation en activité. Les chercheurs estiment qu’une production commerciale pourrait commencer dans l’année suivant l’investissement : cela reste conditionnel, sans date arrêtée. Une unité pilote devrait vérifier si les résultats de laboratoire se maintiennent en régime continu, si les matières premières peuvent être collectées de manière régulière et si le produit répond aux normes applicables aux carburants. La source ne confirme ni site, ni financement, ni calendrier de démarrage du pilote.

Le scénario plus large de l’équipe estime que le traitement de 25 à 50 % des déchets humains, des boues d’épuration et des déchets organiques humides pourrait remplacer 10 à 15 % des importations de pétrole brut et économiser 6 500 à 13 000 crore de takas de devises par an. Ces possibilités dépendent d’hypothèses sur la collecte, les performances techniques et l’extension du procédé ; elles ne correspondent pas à une baisse observée des importations ni à des économies réalisées. L’article mentionne aussi la possibilité de couvrir environ 30 % de la demande de diesel si une mise en œuvre commerciale réussit. Cette affirmation distincte repose sur un autre dénominateur et une condition de réussite ; elle ne peut pas être fusionnée avec le scénario portant sur les importations de brut. Une évaluation ultérieure devrait examiner des résultats de laboratoire vérifiés indépendamment, la production et la disponibilité du pilote, la logistique et le coût des matières premières, les besoins de raffinage et la conformité aux normes de carburant. Le compte rendu documente un programme de recherche et un parcours de démonstration proposé, pas une usine construite ni un approvisionnement commercial.