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La Chambre d’industrie d’Amman (ACI) indique que ses exportations ont atteint 5,263 milliards de dinars jordaniens sur les huit premiers mois de 2026, contre 4,822 milliards sur janvier-août 2025, soit +9,2 %. Les chiffres ont été publiés le 12 septembre. L’organisme fait état d’une présence plus large en Afrique, en Europe et en Asie non arabe. Le compte rendu de Petra le même jour apporte des précisions sur les secteurs et destinations.

La progression a été inégale. Selon l’ACI, les exportations de cuir et de vêtements ont reculé de 0,3 %, et celles des industries d’ingénierie, électriques et des technologies de l’information de 9,4 %. À l’inverse, l’emballage, le papier, le carton et les fournitures de bureau ont progressé de 41,1 %, tandis que les produits chimiques et cosmétiques ont augmenté de 28,6 %. Ces taux décrivent la variation de chaque secteur, pas sa part dans le total.

Parmi les principaux marchés cités par Petra, l’Inde a reçu pour 779 millions de JOD, l’Irak environ 769 millions, les États-Unis 625 millions et l’Arabie saoudite 577 millions. Ces quatre marchés représentaient ensemble plus de la moitié du total déclaré par la chambre. Les expéditions vers la Syrie ont atteint environ 266 millions et celles vers la Chine près de 204 millions; le total chinois a progressé de 144,4 % sur un an. Il s’agit de recettes nominales, non de volumes corrigés des prix.

La série de l’ACI porte sur les exportations industrielles couvertes par ses certificats d’origine. Elle ne se confond pas avec les exportations nationales, les statistiques douanières de marchandises ou les certificats de la Chambre de commerce d’Amman : les institutions et leurs périmètres diffèrent. L’ACI représente des établissements industriels d’Amman; son total n’est pas une mesure complète de toutes les marchandises produites ou expédiées par la Jordanie. Le communiqué ne précise pas le traitement des réexportations par catégorie.

La comparaison sur huit mois montre une hausse des recettes nominales dans la série de la chambre, avec des évolutions sectorielles contrastées et plusieurs marchés importants. Elle ne prouve ni que chaque usine a accru sa production, ni que le rythme se maintiendra, ni qu’une politique unique explique la variation. Il faudra suivre les publications mensuelles et les données douanières nationales pour évaluer la persistance et les effets commerciaux plus larges. Cette série doit rester distincte des autres indicateurs jordaniens du commerce.