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L’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) indique que les prélèvements bruts de gaz naturel à la tête des puits ont atteint 137 milliards de pieds cubes par jour en juillet, un record mensuel. Le chiffre, publié le 2 octobre à partir du Natural Gas Monthly, englobe tout le flux extrait. Il ne correspond ni au gaz prêt à être vendu ni aux volumes livrés aux consommateurs.

L’EIA attribue principalement la hausse de juillet aux nouveaux puits du Texas et du Nouveau-Mexique. Les prélèvements bruts combinés des deux États ont progressé de 1,7 milliard de pieds cubes par jour, soit 3,2%, entre juin et juillet. La Louisiane, l’Oklahoma et le Dakota du Nord ont également progressé. Le total national agrège donc plusieurs régions productrices.

La hausse du gaz associé dans le bassin permien a aussi contribué. L’EIA relève l’augmentation du rapport gaz-pétrole. De nouveaux gazoducs réduisent certains goulets d’étranglement au Texas et facilitent l’acheminement vers les terminaux de GNL de la côte du Golfe. Une capacité accrue de transport facilite les flux, sans démontrer à elle seule davantage de production ou d’exportations.

L’agence distingue trois mesures. Les prélèvements bruts couvrent tout le flux au puits. La production commercialisée exclut le gaz utilisé pour repressuriser, rejeté ou brûlé, ainsi que les gaz non hydrocarbonés retirés. La production sèche correspond au gaz de qualité consommateur et exclut les liquides de gaz naturel. L’EIA précise que ces deux dernières mesures ont aussi atteint des records en juillet.

Ces distinctions comptent pour les centres de données, les producteurs d’électricité, les gazoducs et les acheteurs de GNL. Un flux brut accru peut favoriser l’offre livrable, mais traitement, consommation sur site, contraintes de transport et capacité des terminaux déterminent le volume reçu par les clients. Un record mensuel ne suffit pas à prévoir les prix ni à établir un excédent durable.