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Dans son bulletin des finances publiques publié le 22 septembre, l’Office for National Statistics (ONS) fait état d’un emprunt net du secteur public de 18,3 milliards de livres en août 2026. C’est 2,9 milliards, ou 19 %, de plus qu’en août 2025 et 3,5 milliards au-dessus des prévisions de l’Office for Budget Responsibility (OBR). L’ONS attribue cette hausse au fait que les dépenses ont progressé plus rapidement que les recettes. L’emprunt mesure l’écart entre dépenses et revenus du secteur public ; une valeur positive correspond à un déficit. Le montant d’août n’est pas corrigé de l’inflation et constitue le deuxième niveau d’août le plus élevé dans les séries de l’ONS, après 2020.

L’emprunt net sur l’exercice jusqu’en août, couvrant avril à août, a totalisé 77,3 milliards de livres. Il était inférieur de 2,2 milliards, soit 2,7 %, à celui de la même période un an plus tôt, mais dépassait de 8,1 milliards la prévision de l’OBR. Le cumul de cinq mois représentait 2,5 % du PIB, le dixième ratio avril-août le plus faible depuis le début des séries mensuelles comparables en 1993. L’ONS souligne que les comparaisons depuis le début de l’exercice donnent une image plus fiable des tendances générales, les données mensuelles étant plus sensibles aux fluctuations de prévision à court terme. Les recettes d’impôt sur le revenu par auto-évaluation de juillet et août ont atteint 18,6 milliards de livres, soit 1,9 milliard de plus qu’un an auparavant.

La dette nette du secteur public était provisoirement estimée à 2 985,5 milliards de livres fin août, soit 78,5 milliards de plus qu’un an auparavant, mais 93,8 % du PIB, en baisse de 1,3 point sur un an. Les passifs financiers nets, mesure plus large du bilan, s’élevaient à 2 620,4 milliards, soit 82,3 % du PIB. Ces stocks de dette diffèrent de l’emprunt, qui mesure un flux sur une période. L’ONS précise que sa publication de septembre intègre des mises à jour annuelles des données et des améliorations méthodologiques ; les estimations budgétaires préliminaires peuvent être remplacées lorsque de nouvelles informations sont disponibles. Les chiffres mensuels et cumulés sont des estimations officielles ; l’écart avec la prévision de l’OBR ne détermine pas à lui seul la politique budgétaire future ni l’issue d’une nouvelle décision.