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Le revenu disponible médian des ménages au Royaume-Uni a atteint 39 200 livres sterling durant l’exercice allant d’avril 2024 à mars 2025, soit une hausse de 3,5 % sur un an, selon les chiffres publiés le 2 octobre par l’Office for National Statistics (ONS). Le revenu disponible désigne l’argent restant aux ménages pour consommer et épargner après déduction des impôts directs. La mesure inclut les revenus du travail, les pensions privées, les placements et les prestations monétaires de l’État. Il s’agit d’une statistique pour la population couverte par l’enquête, et non d’une estimation de ce que chaque ménage a reçu.

L’ONS ajuste les revenus en fonction de la taille et de la composition du ménage, selon une méthode appelée équivalence. Elle tient compte du nombre et de l’âge des personnes : un ménage de deux personnes peut avoir besoin de davantage de revenus qu’une personne seule pour atteindre un niveau de vie similaire, mais pas forcément du double. La médiane correspond à la personne située au milieu lorsque les individus sont classés du revenu le plus faible au plus élevé. Moins sensible que la moyenne à quelques revenus très élevés, elle sert d’indicateur du revenu typique. Aucun de ces indicateurs ne décrit les finances de chaque ménage ni le coût du panier d’une famille particulière.

Les revenus ont progressé dans les cinquièmes les plus pauvre et le plus riche de la distribution. La médiane du revenu disponible du cinquième le plus pauvre a augmenté de 5,6 % à 18 300 livres, retrouvant le niveau de l’exercice clos en 2020, avant la pandémie de coronavirus, selon l’ONS. Celle du cinquième le plus riche a progressé de 5,0 % à 77 000 livres, revenant au niveau de l’exercice clos en 2021 après deux années de baisse. Ces chiffres sont des médianes de groupes : ils ne signifient pas que chaque ménage de ces groupes a connu la même hausse ou que les écarts internes sont restés inchangés.

Les principaux indicateurs d’inégalité ont peu évolué. Le coefficient de Gini a diminué de 0,2 point de pourcentage par rapport à l’exercice clos en 2024, pour s’établir à 32,7 %, un résultat que l’ONS qualifie de relativement stable. Le rapport entre le revenu disponible moyen du cinquième le plus riche et celui du cinquième le plus pauvre, appelé S80/S20, est resté à 5,6. Ces deux mesures décrivent des aspects différents de la distribution et se lisent ensemble. Aucune ne suffit à établir le niveau de pauvreté, l’évolution du coût de la vie ou l’effet d’une politique particulière.

Les estimations reposent sur l’enquête de l’ONS sur les finances des ménages, qui a couvert environ 8 000 ménages privés pour l’exercice clos en 2025. L’échantillon obtenu était inférieur de 29 % aux 11 300 ménages de l’année précédente. Cette baisse fait suite à l’arrêt de l’enquête sur les conditions de vie. Durant cette année de transition, les données provenaient à la fois de l’enquête sur le coût de la vie et l’alimentation et de celle sur les conditions de vie. À compter de l’exercice clos en 2026, l’ONS indique que la première sera la seule source ; l’échantillon prévu doit atteindre 30 000 à partir d’avril 2026.

L’office statistique prévient que la diminution de l’échantillon et les changements dans le profil des répondants accroissent l’incertitude, surtout pour les déciles de revenus et les ménages retraités. La pondération actuelle ne corrige pas entièrement tous les changements de composition. Les mouvements observés dans les déciles peuvent donc refléter des variations d’échantillonnage ou des limites de couverture autant que de véritables changements de revenus. L’enquête couvre les ménages privés, mais pas les personnes vivant en institution, par exemple en maison de retraite ou en foyer, ni les personnes sans domicile ; les enquêtes peuvent aussi sous-déclarer les revenus aux deux extrêmes. Pour mesurer la pauvreté, l’ONS désigne comme source principale la série « Households Below Average Income » du ministère du Travail et des Retraites, fondée sur un échantillon plus vaste. Les résultats doivent donc être lus avec ces réserves de qualité et les différences méthodologiques entre séries.