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NVIDIA a annoncé le 28 septembre 2026 sa plateforme Open Agent Safety, qu’elle présente comme un système destiné à encadrer les agents d’IA, des tests au déploiement. Le même jour, un article technique d’Arm a décrit les rôles possibles des processeurs Arm et des processeurs d’infrastructure dans cette architecture. La plateforme NVIDIA réunit deux composants : le logiciel OpenShell, qui limite les ressources auxquelles l’environnement d’exécution d’un agent peut accéder et les actions qu’il peut accomplir, et le modèle de référence NVIDIA Sentry, qui surveille son comportement indépendamment du système. NVIDIA indique qu’OpenShell est open source et peut être étendu à des plateformes CPU tierces, notamment Arm et Intel. Il ne faut donc pas présenter l’annonce comme un produit exclusif à Arm ou un partenariat exclusif ; l’article d’Arm explique les options d’infrastructure fondées sur son architecture.

Dans l’exemple décrit par Arm, la couche CPU qui exécute les agents est séparée de celle qui assure le contrôle et la surveillance. Sentry, exécuté sur une unité de traitement des données NVIDIA BlueField-4, est conçu pour observer l’activité des agents, appliquer des politiques telles que les règles d’accès au réseau et aux données et isoler un agent qui tenterait de dépasser ses limites. Arm décrit cette configuration BlueField-4 comme reposant sur un processeur NVIDIA Grace équipé de 64 cœurs Arm Neoverse V2. OpenShell crée une frontière d’exécution autour des accès et actions autorisés ; la séparation de Sentry dans le plan d’infrastructure vise à éviter que les contrôles dépendent uniquement des privilèges du logiciel de l’agent. Il s’agit d’une description architecturale, non d’un résultat d’essai indépendant sur l’efficacité de la sécurité en production ni d’un benchmark de performance.

La conception traite une question d’ingénierie soulevée par des logiciels autonomes qui fonctionnent plus longtemps et accèdent à des outils et services : la surface d’erreur ou d’abus s’élargit. Le modèle ou l’agent qui propose une action et le système qui l’autorise devraient avoir des rôles distincts ; les règles d’accès devraient être observables et révocables. NVIDIA indique que Sentry est une couche de contrôle matérielle sur BlueField-4 qui surveille continuellement les agents, tandis qu’OpenShell applique des limites à l’exécution et aide à arrêter ceux qui tentent de les dépasser. Le fonctionnement dans des organisations différentes dépend d’une gestion coordonnée des modèles, outils, identités, autorisations des applications et configurations d’infrastructure. La présence d’un composant de sécurité ne signifie pas que le système résiste à toutes les attaques.

Pour les entreprises, l’intérêt potentiel est une meilleure supervision en plaçant le processeur hébergeant l’agent et le contrôle de sécurité qui l’observe dans des domaines de confiance séparés. Cela entraîne des exigences d’exploitation : infrastructure supplémentaire, gestion des politiques, examen des faux positifs, vérification d’identité et protection des journaux. La plateforme fournit des contrôles de sécurité ; elle ne garantit ni la qualité du modèle, ni les résultats commerciaux, ni la conformité réglementaire de chaque application. NVIDIA a présenté Open Agent Safety comme un logiciel ouvert et un modèle de référence et a annoncé la participation d’entreprises du secteur. La contribution d’Arm est ici une présentation technique des options CPU compatibles avec son architecture et de l’utilisation de DPU fondés sur Arm. L’annonce ne fait état d’aucune nouvelle vente de puces Arm, valeur de commande ou prévision de revenus futurs.