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Le ministère émirien de l’Énergie et des Infrastructures et la CCI France UAE ont organisé le Forum de l’énergie Émirats–France à l’Université Sorbonne Abu Dhabi le 9 octobre 2026, sous le thème « Powering Tomorrow Together ». L’agence WAM indique que la rencontre a réuni des responsables publics, des dirigeants du secteur énergétique, des experts et des parties prenantes des deux pays. Le programme était conçu à la fois comme un dialogue gouvernemental et comme une plateforme destinée à rapprocher entreprises et organismes de recherche de la chaîne de valeur énergétique.

L’ordre du jour ne réduisait pas la transition énergétique au déploiement de nouvelles technologies de production. Selon le compte rendu, les échanges ont porté sur l’équilibre entre décarbonation, sécurité énergétique, compétitivité économique, développement technologique et fiabilité de l’approvisionnement. Ce cadrage souligne la nécessité d’évaluer les investissements dans les systèmes électriques et les combustibles au regard des objectifs d’émissions et de la continuité de l’offre. Il s’agit d’une lecture économique des thèmes abordés, et non d’une décision d’investissement annoncée au forum.

Trois sessions ont précisé le périmètre technique. « Accélérer la transition énergétique » portait sur les énergies renouvelables et les interconnexions des réseaux électriques. Une session consacrée aux solutions bas carbone a examiné le nucléaire et les technologies innovantes en lien avec la souveraineté énergétique, la sécurité, la réduction des émissions et la résilience à long terme. La session sur le pétrole et le gaz a traité de l’empreinte carbone, du captage et du stockage du carbone, de l’efficacité opérationnelle, de la technologie, de l’innovation et de l’avenir de l’offre mondiale.

Sharif Al Olama, sous-secrétaire du ministère chargé de l’Énergie et du Pétrole, a déclaré que les Émirats et la France partageaient l’objectif de développer des systèmes énergétiques sûrs, résilients, compétitifs et progressivement moins carbonés. Le compte rendu cite les renouvelables, les réseaux électriques, le stockage, le nucléaire, les technologies innovantes et la décarbonation du pétrole et du gaz parmi les domaines de coopération possibles. L’ambassadrice de France aux Émirats, Marie Audouard, a également exprimé son soutien à la résilience et à l’autonomie stratégique du système énergétique émirien. Ces propos indiquent des priorités communes, sans annoncer de projet précis, de montant ou de calendrier.

Le forum a également comporté des échanges entre gouvernements, des réunions entre entreprises et des occasions de réseautage. Ces formats peuvent aider les participants à repérer des pistes de suivi, mais ils ne valent ni protocole d’accord, ni financement, ni contrat de construction. Le compte rendu décrit des thèmes et des possibilités de contact ; il ne mentionne aucun contrat signé, aucune coentreprise, aucune capacité engagée ni aucun investissement confirmé. Cette distinction évite de présenter une plateforme de discussion comme l’attribution d’un projet.

L’intérêt économique du forum tient à la mise en présence de compétences complémentaires, plutôt qu’à la publication de résultats déjà achevés. Le raccordement des renouvelables aux réseaux, le stockage pour assurer la continuité de l’approvisionnement, les options nucléaires et la réduction des émissions des installations pétro-gazières existantes impliquent des besoins différents en technologie et en financement. Les échanges public-privé peuvent soutenir le partage d’informations ou le développement ultérieur de projets. Leur effet ne pourra être évalué qu’à partir d’annonces ultérieures portant sur des accords concrets et leur mise en œuvre.