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Le ministère émirien de l’Économie et du Tourisme a publié le 17 septembre son tableau d’août 2026 issu de la plateforme des prix des produits essentiels. Il indique que les données couvrent 33 produits de base, dans différents formats, auprès de 13 points de vente au détail. La liste comprend notamment le riz, la farine, les huiles, les œufs, les produits laitiers, les légumineuses, le poulet, le pain et le sucre. Ces chiffres constituent un relevé mensuel compilé depuis la plateforme ministérielle ; ils ne sont pas présentés comme un recensement de tous les commerces du pays ni comme le montant payé par chaque consommateur.
Les moyennes annoncées correspondent à des formats précis. Un paquet de riz basmati d’un kilogramme coûtait en moyenne 16,62 AED, contre 45,53 AED pour cinq kilogrammes ; la farine de première et deuxième catégories affichait 7,76 AED par kilogramme et 12,26 AED pour deux kilogrammes. Le lait frais entier revenait en moyenne à 3,91 AED pour un demi-litre et 9,46 AED pour un litre ; un pot de yaourt de 170 grammes à 1,97 AED. Le litre d’huile de colza affichait 15,86 AED et une barquette de 30 œufs bruns 23,05 AED. Le ministère a également publié séparément certains prix les plus bas relevés en magasin ; ces minima ne sont pas la même mesure que les moyennes.
Le tableau fournit un point de départ utile pour suivre les dépenses des ménages en produits essentiels, mais il ne constitue pas à lui seul un taux d’inflation ni une mesure de l’évolution des prix. Le format, la marque, la catégorie, le choix des magasins, les promotions et l’accès géographique peuvent tous influer sur les prix observés par les clients. Le communiqué ministériel ne donne ni comparaison mensuelle, ni méthode de pondération, ni incertitude d’échantillonnage, ni répartition des observations entre les points de vente. Les montants cités doivent donc être lus comme des prix moyens d’emballages dans le tableau d’août. Ils ne démontrent ni le coût d’un même panier pour chaque ménage, ni une hausse ou une baisse des prix.
La plateforme de suivi sera surtout utile si ses publications restent régulières et comparables. Si les prochains tableaux conservent les mêmes formats, la même couverture des magasins et les mêmes définitions des produits, les lecteurs pourront suivre la tendance de certains articles ; un changement de couverture ou de définition pourrait au contraire créer un écart sans mouvement sous-jacent des prix. Une évaluation plus solide de l’inflation nécessite un indice officiel des prix à la consommation fondé sur des pondérations représentatives des dépenses et une période de comparaison clairement définie. Les acheteurs devraient rapprocher les montants publiés de leurs propres magasins et choix de produits, sans considérer les minima relevés comme des prix accessibles partout ou un plancher garanti à l’échelle nationale.


