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Le Groupe de la Banque mondiale a annoncé, dans un communiqué daté du 1er octobre, une subvention de 15 millions de dollars de l’Association internationale de développement pour les réformes de croissance et d’emploi des Tonga. L’opération, intitulée Tonga First Growth and Jobs Development Policy Financing, constitue la première partie d’un programme en deux volets. La Banque indique que le paquet de réformes devrait générer des emplois supplémentaires mieux rémunérés, mais le communiqué ne donne ni nombre précis d’emplois ni résultat d’emploi déjà obtenu. La subvention provient des ressources de l’IDA destinées aux pays à faible revenu.
Le cadre de politique publique privilégie une croissance tirée par le secteur privé et l’élargissement de l’accès des Tongiens aux possibilités économiques. La Banque mondiale indique que plus d’un jeune Tongien sur quatre n’est ni en emploi, ni en études, ni en formation. Le communiqué utilise cette proportion comme indicateur du déficit d’opportunités pour les jeunes ; il ne fixe pas d’objectif de réduction de cette part grâce à la subvention. La source ne décrit pas l’opération comme un contrat de construction ou comme une aide en espèces distribuée directement aux entreprises.
L’un des axes de réforme consiste à élargir l’accès aux paiements numériques et aux services financiers. L’objectif annoncé est d’améliorer l’accès aux transactions et de soutenir l’inclusion financière. Le communiqué ne précise pas combien de personnes devraient ouvrir un compte, quelle infrastructure de paiement serait mise en place, comment les coûts de transaction évolueraient ou quel volume de crédit pourrait en résulter. Le montant de la subvention ne peut donc pas être assimilé à un résultat d’inclusion financière. Des indicateurs d’utilisation et d’accès seront nécessaires pour évaluer les effets des réformes sur les usagers.
Un deuxième axe vise à renforcer les compétences de la main-d’œuvre et les programmes d’apprentissage. La Banque présente cette mesure comme un élément de l’effort de création d’emplois et d’amélioration de la productivité, mais le communiqué ne fixe aucun objectif chiffré concernant les personnes formées, les métiers, la durée des programmes ou les engagements des employeurs. Le lien entre apprentissage et emploi pourra être évalué par les taux d’achèvement et d’insertion professionnelle. Ce ne sont pas des résultats annoncés, mais des mesures à suivre pour apprécier les progrès.
L’amélioration des conditions d’investissement privé et de développement des entreprises figure aussi parmi les réformes envisagées. La publication ne détaille pas les règles qui seraient modifiées ni les secteurs où des investissements sont attendus. La gestion des ressources océaniques et la planification spatiale marine doivent prendre en compte l’activité économique et la conservation. La Banque mondiale s’attend à ce qu’une meilleure gestion soutienne le développement durable de la pêche, du tourisme et d’autres secteurs liés à l’océan. Le communiqué ne précise ni quota de pêche, ni superficie protégée, ni montant d’investissement.
La Banque décrit la subvention comme un financement du programme, sans publier de calendrier détaillé de décaissement ou de ventilation de ses composantes. Une subvention n’est pas un prêt et le communiqué n’indique aucune somme que Tonga devrait rembourser. Il ne précise pas non plus le financement de la seconde étape. Les 15 millions de dollars représentent donc le soutien à la première opération, et non le coût total du programme, le montant de capitaux privés mobilisés ou un multiplicateur des dépenses publiques.
En tant que petite économie insulaire, Tonga doit renforcer sa résilience face aux catastrophes naturelles et aux chocs économiques extérieurs. La Banque indique que les réformes visent à aider le pays à mieux utiliser ses ressources publiques, humaines et naturelles. Cette formulation expose la logique du programme sans quantifier un taux de croissance macroéconomique ou un gain de productivité qui en résulterait. La part déclarée de jeunes hors emploi, études et formation décrit un défi structurel ; elle ne permet pas encore de conclure seule au succès ou à l’échec du programme.
Les points de départ mesurables du communiqué sont la subvention IDA de 15 millions de dollars et l’affirmation de la source selon laquelle plus d’un quart des jeunes sont NEET. Les emplois attendus, les acquis de compétences et la durabilité de l’économie océanique restent des objectifs futurs. L’évaluation nécessitera des rapports ultérieurs sur les mesures politiques, la participation, l’emploi, les indicateurs d’investissement privé et la gestion des ressources. Cette première annonce de financement ne prouve pas à elle seule la création d’emplois, la réalisation d’investissements privés ou l’amélioration de l’environnement.


