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Le gouvernement sri-lankais a alloué 33,6 milliards de roupies à son Programme de nutrition scolaire pour 2026, a déclaré la Première ministre et ministre de l’Éducation Harini Amarasuriya lors d’une conférence nationale à Colombo, le 2 octobre. Le Département de l’information gouvernementale a publié son compte rendu le 3 octobre. Selon ce texte, le programme couvrait 8 990 écoles et plus de 1,5 million d’élèves en 2026. Le nombre d’élèves est un seuil inférieur, non un décompte exact. Le montant correspond à une allocation annuelle ; le communiqué n’indique pas ce qui avait été dépensé à la date de la conférence.

La distinction entre crédits votés et dépenses exécutées est essentielle. Une allocation indique la somme que le gouvernement dit avoir prévue au budget ; les fonds débloqués, repas achetés, factures payées et dépenses finales relèvent de comptes séparés. La Première ministre a déclaré que chaque roupie d’argent public devait faire l’objet d’une reddition de comptes. La conférence a été présentée comme un lieu de coordination et de discussion sur la durabilité et la qualité du programme. Le communiqué ne donne ni taux d’exécution, ni coût par repas, ni calendrier d’achat, ni comptes audités ; ces éléments ne peuvent être déduits du montant annoncé.

Le ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle met en œuvre le programme public. Un texte distinct de Save the Children indique que les repas scolaires existent au Sri Lanka depuis 1931 et que le ministère sert plus d’un million d’élèves de la première à la cinquième année dans plus de 8 000 écoles publiques. Ces seuils proviennent du descriptif d’un partenaire ; ils ne constituent pas un groupe additionnel et ne se comparent pas directement aux chiffres gouvernementaux de 8 990 écoles et plus de 1,5 million d’élèves, car le périmètre diffère. Save the Children participait à la conférence, mais ses programmes ne sont pas la ligne budgétaire publique.

Amarasuriya a présenté les repas scolaires comme une question de nutrition et d’éducation, en disant que pour certains enfants le repas à l’école est le plus fiable et le plus nutritif de la journée. Elle a demandé davantage d’attention à la malnutrition et au retard de croissance, ainsi que plus de variété et de valeur nutritionnelle. Ce sont des objectifs et préoccupations évoqués lors de la conférence, pas des changements mesurés attribuables à l’allocation de 2026. Le communiqué ne fournit aucune donnée de référence ou de suivi sur l’alimentation, la fréquentation, l’apprentissage, la croissance ou la santé des enfants.

La Première ministre a aussi plaidé pour relier plus directement le programme à l’agriculture, à la pêche et aux coopératives, et pour créer des possibilités économiques pour les mères dans les communautés. L’idée est que les achats alimentaires publics puissent rapprocher les cuisines et prestataires scolaires des producteurs locaux, tandis que la participation communautaire pourrait soutenir les revenus. Le communiqué ne précise ni règles d’achat, ni part d’approvisionnement local, ni contrats, prix ou modalités de participation des mères. Il s’agit donc d’une orientation de conception, et non d’un impact économique local déjà quantifié.

Selon le gouvernement, la réunion d’octobre était la première conférence nationale sur la nutrition scolaire au Sri Lanka. Des responsables du ministère et des autorités éducatives, Save the Children et d’autres institutions y ont participé ; un communiqué distinct du partenaire décrit un forum national sur les repas scolaires tenu le même jour pour discuter de coordination et de systèmes durables. Ces rencontres peuvent fixer des priorités et repérer des actions intersectorielles, mais elles ne prouvent pas qu’un nouveau modèle a été déployé dans tout le pays. Les documents examinés ne présentent pas de décisions avec budgets, échéances et organismes responsables.

Le montant donne un indicateur public clair de l’engagement budgétaire prévu pour 2026, tandis que les chiffres d’écoles et d’élèves décrivent la portée annoncée. Pour évaluer l’exécution, de prochains rapports devront montrer les décaissements et dépenses réels, le nombre de repas servis, les normes nutritionnelles et les sources d’approvisionnement. Pour mesurer le bien-être, il faudrait suivre des élèves comparables dans le temps et isoler d’autres évolutions. À ce stade, l’annonce établit une allocation importante et un débat politique ; elle ne prouve ni que tous les fonds ont été dépensés ni que la malnutrition a reculé.