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Statistics South Africa estime le chiffre d’affaires total des huit industries couvertes par ses statistiques financières trimestrielles à 3 871 077 millions de rands au trimestre de juin 2026. Cela représente 3,7 % de plus que les 3 733 064 millions du premier trimestre. Au deuxième trimestre 2025, le chiffre était de 3 579 556 millions de rands ; la hausse nominale sur un an atteint donc 8,1 %. Publié le 30 septembre, ce résultat ne mesure pas un volume de ventes réel corrigé de l’inflation. Il s’agit d’une estimation monétaire aux prix courants, distincte de la croissance réelle du produit intérieur brut sud-africain.
Le chiffre d’affaires a augmenté d’un trimestre à l’autre dans les huit industries couvertes, à des rythmes différents. L’électricité, le gaz et l’eau progressent de 12,1 %, le transport, l’entreposage et la communication de 8,5 %. La construction gagne 3,9 %, l’immobilier et les autres services aux entreprises 3,4 %, le commerce 3,3 % et l’industrie manufacturière 3,2 %. Les services communautaires, sociaux et personnels augmentent de 1,0 %, tandis que les mines et carrières avancent de 0,7 %. Ces variations sont nominales ; elles ne mesurent ni la production physique ni la valeur ajoutée réelle. Le communiqué ne sépare pas prix, activité, composition des ventes et calendrier.
Sur un an, le transport, l’entreposage et la communication affichent la hausse la plus forte, à 21,5 %. Les mines et carrières progressent de 20,1 %, l’immobilier et les services aux entreprises de 10,7 %. Le commerce augmente de 5,7 %, l’industrie manufacturière de 5,5 %, la construction de 3,1 %, les services communautaires de 2,4 % et l’électricité, le gaz et l’eau de 0,8 %. La hausse annuelle est donc large mais inégale. Les taux trimestriels et annuels utilisent des périodes de comparaison différentes, d’où leurs écarts. Ces données ne permettent pas à elles seules d’identifier si la demande, les coûts ou un autre facteur a provoqué la variation nominale de chaque secteur.
Les stocks doivent être interprétés différemment du chiffre d’affaires. Les stocks de clôture totaux à la fin du deuxième trimestre sont estimés à 1 502 955 millions de rands, en hausse de 3,4 % par rapport aux 1 453 434 millions de fin mars. Il s’agit d’un stock à une date de clôture, non d’un flux de ventes pendant le trimestre. Les stocks manufacturiers progressent de 10,1 %, ceux des services communautaires et personnels de 3,1 % et ceux du commerce de 0,7 %. Les stocks baissent de 8,7 % dans les mines, de 2,6 % dans l’immobilier et les services aux entreprises, de 2,0 % dans la construction, de 0,6 % dans le transport et de 0,1 % dans l’électricité, le gaz et l’eau. Ces mouvements divergents limitent les conclusions tirées du total.
Les statistiques trimestrielles ne couvrent pas toutes les composantes de l’économie sud-africaine. La note de Stats SA exclut l’agriculture, l’intermédiation financière, l’assurance, les administrations publiques et les établissements d’enseignement. Les 3,871 billions de rands ne représentent donc ni le chiffre d’affaires de toutes les entreprises ni la valeur de toute l’activité économique. L’enquête compile des estimations de chiffre d’affaires et de stocks de clôture tirées des états financiers des groupes sectoriels concernés. Son champ et ses concepts comptables ne remplacent pas directement les valeurs sectorielles des comptes nationaux, qui suivent d’autres définitions et méthodes de valorisation et de compilation. Le titre porte sur les huit secteurs étudiés, pas sur l’ensemble de l’économie.
Les tendances de chiffre d’affaires, de stocks et de commandes peuvent éclairer les revenus et le fonds de roulement des entreprises, mais ces statistiques ne montrent pas seules les marges, les salaires ou la productivité. Puisque le chiffre d’affaires est nominal et non corrigé des prix, la hausse annuelle de 8,1 % ne peut être qualifiée de croissance réelle du volume des ventes. De même, davantage de stocks ne prouve pas automatiquement une demande plus forte ou un excédent indésirable ; la composition des produits et la situation de chaque industrie comptent. Stats SA publie des agrégats, non le comportement de chaque entreprise. Les prochains trimestres seront nécessaires pour voir si cette évolution nominale se poursuit et comment évolue l’équilibre sectoriel.



