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Le gouvernement écossais a publié le 8 octobre les résultats définitifs du recensement agricole de juin 2026. Celui-ci couvre l’utilisation des terres, les surfaces cultivées, les cheptels et la main-d’œuvre des exploitations, ainsi que des modules sur les bâtiments d’élevage, la technologie, les additifs alimentaires et les tourbières. La surface agricole totale à droit exclusif est estimée à 5,16 millions d’hectares, soit 66 % de la superficie du pays.

Les cultures évoluent différemment selon la saison. La surface des cultures d’hiver se situait 6,9 % au-dessus de la moyenne quinquennale, tandis que les cultures de printemps étaient 16 % en dessous, principalement en raison du recul de l’orge de printemps. Les céréales et oléagineux couvraient 447 700 hectares, soit 5,4 % de moins que la moyenne sur cinq ans. Les petits fruits occupaient 1 800 hectares, leur niveau le plus bas depuis 2015, une baisse largement liée aux fraises.

Le nombre de bovins a augmenté pour la première fois depuis 2021, à 1,67 million, en hausse de 0,7 % par rapport à 2025. Le recensement comptait 6,50 millions de moutons, soit 2,2 % sous la moyenne quinquennale, et 11,88 millions de volailles, en baisse de 4,4 %. Les porcs étaient 327 700, première hausse depuis 2022, mais toujours 1,2 % sous la moyenne de cinq ans. Les bases de comparaison diffèrent; la variation annuelle des bovins ne se compare donc pas directement aux moyennes quinquennales des autres catégories.

La main-d’œuvre agricole était estimée à 66 100 personnes, soit 700 de moins qu’en 2025 et une baisse annuelle de 1,0 %. Elle se situait aussi 1,5 % sous la moyenne quinquennale. Environ 0,1 % des répondants ont déclaré utiliser les additifs alimentaires réduisant le méthane Bovaer ou SilvAir. Les attitudes envers la restauration des tourbières étaient généralement neutres, et le manque d’information était l’obstacle le plus souvent cité.

Le recensement est une photographie statistique de juin 2026, pas une mesure de la production annuelle, du revenu agricole ou de la production future. Les surfaces et les cheptels portent sur des indicateurs et des bases de comparaison distincts. Les résultats sont présentés comme définitifs, mais la synthèse ne donne pas de cause à la plupart des variations. La reprise des bovins après plusieurs années de baisse ne prouve pas une tendance durable; le faible usage des additifs ne mesure pas non plus une réduction d’émissions.