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La République du Congo et le Mozambique ont tenu la première session de leur Grande commission mixte à Brazzaville les 5 et 6 octobre. Selon l’agence publique ACI, qui a publié son article le 7 octobre, la session a finalisé onze projets d’accord destinés à renforcer la coopération bilatérale. Les textes ne sont pas présentés comme déjà en vigueur : l’article indique qu’ils doivent être signés par les deux présidents. Il s’agit donc de l’aboutissement d’une étape de négociation intergouvernementale, et non de l’annonce d’un nouveau régime commercial approuvé.

Les projets portent notamment sur la coopération générale, les consultations politiques régulières, l’enseignement supérieur, l’artisanat, le développement des petites et moyennes entreprises, la gestion des ressources forestières, les hydrocarbures, la pêche et le tourisme. Ce programme associe développement du secteur privé et capital humain aux domaines de l’énergie et des ressources naturelles. L’ACI ne publie ni les dispositions de chaque texte, ni les conditions d’accès au marché, ni les investissements prévus ou les dépenses publiques associées. La liste des secteurs ne signifie pas que des financements ou projets précis sont arrêtés.

L’article précise que Constant-Serge Bounda, ministre congolais des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, et Maria Manuela Dos Santos Lucas, ministre mozambicaine des Affaires étrangères et de la Coopération, ont également signé des instruments juridiques pendant la session. Cette mention concerne les instruments signés lors de la rencontre ; elle n’établit pas que les onze projets de coopération ont été signés. Les deux parties ont aussi convenu de mettre en place un mécanisme de suivi des décisions de la première session. L’ACI n’en détaille ni le fonctionnement, ni la fréquence des comptes rendus, ni les administrations responsables.

La ministre mozambicaine a appelé à transformer les relations diplomatiques existantes en partenariats économiques concrets favorisant les échanges, l’investissement et le secteur privé. Le lien entre contacts politiques et coopération des entreprises donne une perspective économique aux projets. En pratique, les entreprises actives dans les deux pays peuvent dépendre des règles, des douanes et des permis sectoriels, mais la source ne signale aucun changement à ces dispositifs. Le communiqué décrit un cadre en négociation, pas le début d’opérations commerciales.

Les pays ont aussi convenu de poursuivre les consultations afin d’achever des projets de coopération sur la construction, les services postaux, les télécommunications et l’économie numérique, la coopération judiciaire et l’artisanat. La deuxième session de la commission doit se tenir à Maputo en 2028 pour évaluer les progrès. Les prochaines étapes comprennent la signature présidentielle des projets finalisés, les procédures juridiques nationales éventuellement requises et le fonctionnement du mécanisme de suivi. L’ACI ne dit pas que ces étapes sont déjà achevées.

Pour mesurer les résultats économiques, il faudra des données traçables, par exemple les dates d’entrée en vigueur, les organismes chargés de l’exécution et des informations sur les projets ou les échanges. Le compte rendu confirme que onze projets ont été finalisés et que les parties ont convenu d’en suivre la mise en œuvre. Il ne fournit ni volumes commerciaux, ni investissements, ni exportations, ni effets sur l’emploi. L’information décrit surtout l’élargissement du cadre institutionnel entre les deux pays et la préparation de la prochaine phase de négociation.