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Saad Sherida al-Kaabi, ministre d’État aux Affaires énergétiques du Qatar et président-directeur général de QatarEnergy, a évoqué des alternatives au détroit d’Ormuz lors d’une édition spéciale du Qatar Economic Forum à New York, le 21 septembre. Dans une déclaration de QatarEnergy diffusée par Publicnow, il a estimé que le transport du gaz naturel par gazoduc n’aurait pas de sens économique et rendrait inutiles les grandes installations de gaz naturel liquéfié (GNL) du Qatar. Il s’agit de l’analyse du dirigeant sur les infrastructures d’exportation. Le communiqué n’annonce ni décision d’investissement, ni coût, ni plan d’ingénierie, ni calendrier de mise en œuvre pour un nouveau gazoduc. Ces propos commentent donc des options sans confirmer l’approbation ou le démarrage d’un chantier.
Al-Kaabi a remercié les pays voisins qui avaient accueilli favorablement l’utilisation de leurs territoires pour un tracé de gazoduc destiné à contourner le détroit d’Ormuz. Le communiqué mentionne cet appui, mais ne nomme pas les pays, ne précise pas les conditions et ne décrit ni le point de départ, ni l’arrivée, ni la capacité ou le cadre juridique du tracé. Il ne prouve pas qu’un corridor a été construit ni que des accords contraignants ont été signés pour un gazoduc. Le corridor reste une idée évoquée dans les déclarations. Des documents officiels supplémentaires seraient nécessaires avant de le qualifier de projet financé, approuvé ou opérationnel. Le communiqué n’explique pas non plus comment une telle conduite serait reliée à la chaîne d’exportation gazière du Qatar.
Le ministre a également contesté l’idée selon laquelle le détroit d’Ormuz serait devenu obsolète. Il a déclaré que cette voie maritime transporte les échanges de tous les pays riverains, la présentant comme une artère régionale partagée plutôt que comme un passage d’exportation utile à un seul producteur. Cette remarque reflète l’analyse d’al-Kaabi sur le lien entre le détroit et le commerce régional. Le communiqué ne fournit aucun chiffre sur le trafic total, les parts par pays ou les coûts comparés des itinéraires alternatifs. Il s’agit donc de l’avis d’un dirigeant dans un débat sur la sécurité énergétique et commerciale, pas d’une analyse quantitative du trafic. Le texte n’évalue pas si des gazoducs pourraient remplacer le commerce maritime ni leurs effets sur les économies côtières.
Al-Kaabi a aussi prédit que QatarEnergy deviendrait de loin le premier négociant mondial de GNL dans un avenir proche. Le communiqué présente cette affirmation comme une prévision du PDG, sans préciser de date, de méthode de classement, de concurrents ni de volumes futurs vérifiés. Le GNL repose sur des installations de liquéfaction et le transport maritime; sa critique d’une solution par gazoduc est liée à ce choix d’infrastructure. Les propos donnent un aperçu de la position de QatarEnergy sur le GNL et les itinéraires régionaux, mais ils ne font état ni d’un nouveau contrat, ni d’un gazoduc approuvé, ni d’un changement déjà réalisé au classement mondial. Tout engagement ultérieur sur un projet ou une position commerciale demanderait une confirmation distincte.



