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Le Conseil national de planification du Qatar (NPC) a publié le 9 août les résultats du premier trimestre 2026 de son enquête sur l’investissement direct étranger, menée avec la Banque centrale du Qatar. La position d’investissement direct entrant atteignait 172,2 milliards de riyals qatariens à la fin de mars, soit 3,3 % de plus qu’à la fin du quatrième trimestre 2025. La position sortante, qui correspond aux investissements qatariens à l’étranger, a augmenté de 3,5 % sur la même comparaison pour atteindre 221,7 milliards de riyals. Il s’agit de stocks à la fin du trimestre, et non de sommes d’argent transférées pendant les trois mois. Le NPC qualifie les résultats d’estimations préliminaires et indique que les données du premier trimestre reposent sur un échantillon d’environ 210 établissements. L’enquête a été réalisée en coopération avec la Banque centrale.
Cinq activités économiques représentaient ensemble plus de 90 % de la position entrante. L’extraction minière et de carrières en constituait 45,3 %, les activités financières et d’assurance 31,9 %, l’industrie manufacturière 13 %, l’information et la communication 2,8 %, et les activités professionnelles, scientifiques et techniques 2 %. Ces pourcentages décrivent la composition de la position d’investissement direct entrant ; ils ne correspondent ni à des parts du PIB qatari ni à la contribution de chaque secteur à la production. Le poids combiné de l’extraction et de la finance indique que le stock mesuré est concentré dans un nombre limité d’activités. Il ne prouve pas, à lui seul, l’ouverture de nouvelles mines ou usines, une hausse de l’emploi ou une progression de la production pendant le trimestre. Le communiqué ne fournit pas de transactions par projet avec la ventilation sectorielle.
La position sortante était également concentrée : les activités financières et d’assurance en représentaient 33,5 %, l’extraction minière et de carrières 29,8 %, l’information et la communication 10,8 %, l’hébergement et la restauration 9,1 %, et le transport et l’entreposage 7 %. Cette répartition classe les investissements directs détenus à l’étranger par des investisseurs résidents au Qatar. Un stock comptable peut refléter des décisions accumulées, des financements entre sociétés et des variations de valorisation. La différence entre deux positions de fin de trimestre ne peut donc pas être assimilée automatiquement au montant des nouveaux capitaux transférés au cours du trimestre. Le NPC publie les totaux et les parts sectorielles, mais ne précise ni les pays de destination ni les opérations individuelles. Les positions entrante et sortante ont des périmètres distincts ; leur soustraction ne constitue pas une mesure unique de l’exposition extérieure du Qatar.
Le NPC précise que l’enquête couvre les sociétés privées et certaines entreprises publiques, mais exclut les opérations financières internationales réalisées par l’État ou les particuliers. Les résultats sont également combinés avec les données de la Banque centrale relatives aux établissements financiers monétaires, notamment les banques, les assureurs et d’autres institutions financières. Ce périmètre permet de comprendre ce que mesurent les chiffres : il ne s’agit pas d’un recensement de tous les actifs et passifs transfrontaliers, mais d’estimations préliminaires de positions d’investissement direct tirées d’une enquête et de données institutionnelles. Le conseil indique aussi que l’attraction d’investissements supplémentaires dans les activités non liées aux hydrocarbures constitue une priorité. C’est un objectif de politique publique, non un résultat mesuré dans cette publication. Sans trimestres suivants ni précisions méthodologiques supplémentaires, ces chiffres seuls ne démontrent ni la persistance de la hausse, ni le montant de capitaux nouveaux entrés au premier trimestre, ni le rythme de diversification sectorielle.


