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Qatar News Agency (QNA), relayant le communiqué d’août de la Banque centrale du Qatar (QCB) publié le 7 septembre, indique que les réserves internationales et les liquidités en devises ont atteint 262,240 milliards de riyals qataris fin août 2026. Le total dépassait de 0,75 % les 260,282 milliards enregistrés un an plus tôt. Les réserves officielles de la QCB ont augmenté de 9,7 % sur un an, à 220,515 milliards QAR. Ce sont des mesures distinctes dont le périmètre diffère : les réserves officielles ne constituent pas le même total que les liquidités plus larges en devises. Il s’agit de stocks de fin de période, et non d’achats ou ventes de devises durant le mois.
Les composantes publiées ont évolué en sens divers. Les obligations étrangères et bons du Trésor représentaient 92,433 milliards QAR fin août ; selon les chiffres relayés par QNA, ce poste avait diminué de 42,761 milliards sur un an. Les avoirs en or ont atteint 60,087 milliards, en hausse annuelle de 13,604 milliards. Les soldes auprès des banques étrangères s’établissaient à 62,763 milliards, soit 48,831 milliards de plus. Les avoirs en droits de tirage spéciaux (DTS) associés à la position du Qatar au FMI sont tombés à 5,230 milliards QAR, en baisse de 13 millions sur l’année. Ces soldes sont des composantes, pas des totaux supplémentaires à ajouter au chiffre principal.
Analyse éditoriale : une hausse annuelle modeste de l’agrégat peut masquer d’importants changements entre ses composantes. La progression de l’or et des dépôts bancaires étrangers, parallèlement au recul des titres étrangers, indique une évolution de la composition du portefeuille ; elle ne suffit pas à établir une hausse ou une baisse du risque de liquidité. Le total des liquidités en devises est un indicateur de bilan lié à la capacité de paiement extérieur, pas une mesure directe de la croissance ou des recettes publiques. Les chiffres étant libellés en riyals qataris, aucun équivalent en dollars ne doit être calculé sans convention de conversion fournie par la source.
Cet article compare le stock de fin août à celui de la même fin de mois un an plus tôt. La variation annuelle ne mesure ni les interventions mensuelles ni l’effet d’une politique précise. La QCB présente séparément les liquidités totales de réserve et les réserves officielles ; les additionner entraînerait un double comptage des périmètres qui se recouvrent. La variation de valeur de l’or ne distingue pas non plus les quantités détenues des effets de marché. L’analyse se limite donc aux soldes publiés. Les prochains relevés mensuels pourront indiquer si la composition a changé temporairement ou durablement ; une seule observation ne permet pas de prévoir.

