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La mise à jour de Stats NZ publiée le 2 octobre 2026 présente des données jusqu’en 2025 issues de deux ensembles complémentaires. Dans la série nationale des sept stations, la température annuelle a augmenté de 1,36 °C entre 1909 et 2025 selon une tendance linéaire évaluée au niveau de confiance de 95 %. Ce résultat décrit le changement moyen ajusté sur l’ensemble du relevé, non une hausse constante chaque année ni une prévision. Stats NZ souligne que la trajectoire n’est pas linéaire ; une seule pente sur toute la période peut donc sous-estimer ou surestimer le réchauffement dans certaines parties de la série.
L’année la plus chaude de cette série reste 2022, avec une température moyenne de 13,76 °C. Elle dépassait de 1,02 °C la moyenne de référence climatique 1991–2020, établie à 12,74 °C. Sept des dix années les plus chaudes ont été enregistrées depuis 2016 ; leur moyenne annuelle atteignait au moins 13,37 °C et leurs anomalies allaient de 0,63 °C à 1,02 °C au-dessus de la référence. Ces comparaisons utilisent une normale définie de 30 ans. Une anomalie est un écart par rapport à la base, non une température distincte ni une comparaison avec l’année précédente.
La série nationale rassemble de longs relevés de sept stations climatiques : Auckland, Masterton, Wellington, Hokitika, Nelson, Lincoln et Dunedin. Earth Sciences New Zealand combine les relevés locaux et corrige les différences climatiques ainsi que les changements d’exposition ou d’instrumentation. Cet ensemble national de longue durée se distingue de l’analyse séparée de 30 sites. Entre 1972 et 2025, la hausse de la température annuelle moyenne a été jugée très probable dans 29 des 30 sites. Les décomptes saisonniers sont 26 au printemps, 25 en été, 25 en automne et les 30 en hiver. Dans l’ensemble, le réchauffement est plus rapide en hiver et plus lent au printemps.
Un jour chaud est défini par une température maximale enregistrée supérieure à 25 °C. De 1972 à 2025, le nombre de jours chauds a très probablement augmenté dans 22 des 30 sites ; aucun n’a montré de baisse très probable. Il s’agit du nombre de jours franchissant le seuil, et non de la mesure du dépassement quotidien. Cela ne signifie pas non plus que chaque année comptait plus de jours chauds que la précédente : la variabilité météorologique et climatique subsiste dans le relevé de longue durée.
Stats NZ et le ministère de l’Environnement utilisent les observations de stations de la base nationale climatique d’Earth Sciences New Zealand. Les 30 stations sélectionnées représentent les climats locaux autour des points de mesure et reflètent mieux les lieux habités que chaque région dans son ensemble. Certains anciens relevés ont été prolongés avec des stations antérieures situées à proximité. Les données maillées de 1972 à 2025 utilisent l’interpolation spatiale pour estimer les températures là où les observations sont rares ou absentes. Les cartes montrent des tendances nationales générales et non des conditions locales précises ; les comparaisons de lieux ou de dates exigent donc de la prudence.
Le test de Mann–Kendall évalue la direction et la vraisemblance des tendances ; la pente de Sen estime la vitesse moyenne de changement. « Très probable » correspond à une probabilité supérieure à 90 % et « probable » à plus de 66 % ; en dessous ou sans direction déterminée, la tendance est dite indéterminée. La vraisemblance ne mesure pas l’ampleur, et une tendance de longue durée peut masquer la variabilité plus courte, notamment les oscillations climatiques. Ces données servent au suivi et au rapport environnemental ; elles n’identifient pas à elles seules toutes les causes de la température d’une année ou d’un événement météorologique local.



