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La mise à jour de Stats NZ jusqu’en 2025 suit les jours de gel, les degrés-jours de croissance et la durée de la saison de croissance dans 30 sites climatiques d’Aotearoa Nouvelle-Zélande. Entre 1972 et 2025, les degrés-jours de croissance ont très probablement augmenté dans 28 des 30 sites; aucun n’a connu une baisse classée comme très probable. Parmi les 27 sites où le gel a été observé, les jours de gel ont très probablement diminué dans 17 et augmenté dans deux. Il s’agit de tendances locales de long terme, et non d’une mesure nationale unique ni d’un récit de chaque année.

Un jour de gel est un jour où la température minimale quotidienne de l’air enregistrée descend sous zéro degré Celsius. Pour la période récente de dix ans, 2016–2025, Tara Hills, dans le Canterbury, a enregistré en moyenne 106 jours de gel par an, le niveau le plus élevé des 30 sites. Auckland, Wellington, Whangārei et Whangaparāoa, dans la région d’Auckland, n’ont enregistré aucun jour de gel pendant la même période. Cette comparaison porte sur des moyennes récentes, distinctes du calcul de tendance à long terme, et ne signifie pas que chaque ferme ou jardin voisin a connu les mêmes conditions.

Les degrés-jours de croissance résument l’accumulation de chaleur disponible pour le développement des plantes et des insectes. L’indicateur additionne la part de la température moyenne quotidienne supérieure à un seuil de base de 10 °C; une journée sous ce seuil apporte zéro. Stats NZ retient ce seuil parce qu’il est associé à une bonne croissance des pâturages, notamment du trèfle, et qu’il est pertinent pour les élevages laitiers, bovins et ovins. En moyenne annuelle sur 2016–2025, Whangaparāoa atteint le niveau le plus haut, 2 420 degrés-jours, tandis que Lake Tekapo affiche le plus bas, 674. Ces valeurs ne sont ni des rendements agricoles, ni des volumes de pâturage, ni des mesures de disponibilité de l’eau.

La durée de la saison de croissance fait l’objet d’un calcul distinct. Elle commence le premier jour de la première période de cinq jours pendant laquelle les degrés-jours restent constamment supérieurs à zéro; elle se termine le premier jour de la première période de cinq jours de l’année civile suivante où ils restent constamment à zéro. De 1972 à 2025, la saison s’est très probablement allongée dans 24 des 30 sites, sans raccourcissement très probable. Une saison plus longue ne signifie pas automatiquement une production agricole supérieure. Stats NZ souligne que la chaleur supplémentaire peut ne pas favoriser la croissance en l’absence d’autres conditions, comme l’humidité et les nutriments nécessaires. Elle peut aussi accentuer le stress hydrique et thermique, et prolonger les saisons du pollen et des organismes nuisibles.

Les statistiques s’appuient sur les relevés des stations de la base climatique nationale d’Earth Sciences New Zealand. Les 30 sites ont été sélectionnés pour représenter les conditions locales autour des lieux où vivent de nombreuses personnes, plutôt que chaque partie de chaque région. Certaines séries ont été prolongées à l’aide d’anciennes stations proches. Lorsque les observations quotidiennes manquaient, les données du réseau de stations climatiques virtuelles ont servi à combler les lacunes. Ces choix permettent de construire une longue série, sans pour autant rendre les 30 sites représentatifs de chaque microclimat agricole.

La catégorie « très probable » exprime un niveau statistique de confiance dans une tendance; elle n’en donne pas l’ampleur et ne garantit pas sa poursuite. La variabilité météorologique d’une année à l’autre affecte les indicateurs à court terme. Stats NZ précise que les degrés-jours réagissent à des phénomènes comme El Niño et, à plus long terme, au changement climatique. L’indicateur n’explique pas la cause d’un épisode de gel particulier, ne prévoit pas le rendement d’une culture donnée et ne fixe pas la date des semis d’une exploitation. Les agriculteurs peuvent le considérer comme un élément de contexte, à croiser avec l’humidité locale des sols, la variété cultivée, l’altitude, les prévisions saisonnières et leurs observations de terrain.