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La Malaysian External Trade Development Corporation, MATRADE, a fait état de 6,78 milliards de ringgits de ventes à l’édition 2026 du Malaysia International Halal Showcase, ou MIHAS, après la clôture de l’événement de quatre jours le 26 septembre. Bernama a publié les résultats définitifs le 29 septembre. MATRADE compare ce montant aux 6,05 milliards de ringgits de 2025, soit une hausse annoncée de 730 millions ou 12 %, et précise que le résultat dépasse l’objectif de 5 milliards fixé pour le salon. Il s’agit de ventes attribuées à l’événement par son organisateur, et non des exportations nationales ni de livraisons achevées et vérifiées pour chaque entreprise participante.

Les résultats comprennent 4,02 milliards de ringgits générés par l’International Sourcing Programme (INSP), contre 3,63 milliards en 2025, une progression de 10,9 % selon MATRADE. L’exposition elle-même a enregistré environ 1,99 milliard de ringgits de ventes, contre 1,89 milliard l’année précédente. Les petites et moyennes entreprises malaisiennes ont déclaré 620 millions de ringgits, contre 557 millions en 2025. Ces catégories désignent différentes composantes ou catégories de participants dans le relevé des ventes de l’événement. Il ne faut pas les additionner aux 6,78 milliards comme s’il s’agissait de montants additionnels indépendants ; le communiqué ne fournit pas de tableau de rapprochement précisant les chevauchements ou la comptabilisation des transactions.

La fréquentation a atteint 69 104 visiteurs venus de 93 pays, contre 50 340 en 2025, soit une hausse annoncée de 37,3 %. Des exposants et des acheteurs de l’INSP provenaient de 58 pays. Le nombre de visiteurs mesure le passage au salon, pas les acheteurs potentiels uniques, les contrats ou les transactions d’exportation conclues. MATRADE indique que les principaux domaines de produits comprenaient les aliments transformés et confiseries, la technologie et l’emballage alimentaires, les surgelés ainsi que les engrais et agrochimiques. L’agence ne ventile pas les 6,78 milliards par produit, marché de destination, ventes intérieures ou exportations, ni part des commandes ensuite expédiées.

L’International Sourcing Programme vise à mettre en relation des exportateurs malaisiens et des acheteurs étrangers au moyen de rendez-vous individuels préorganisés. Les documents de MATRADE le décrivent comme un dispositif de promotion commerciale. Son bilan après le salon indique que plus de 22 000 rendez-vous d’affaires assistés par l’intelligence artificielle ont été générés. Parmi eux, 324 mises en relation achevées sont associées à 28 millions de ringgits de ventes déclarées. Le nombre de rendez-vous, le sous-ensemble des mises en relation achevées et les ventes associées sont des mesures distinctes. Le communiqué ne démontre pas que la technologie a causé les transactions et ne fournit ni groupe de comparaison ni taux de conversion à long terme. MATRADE indique que la plateforme fonctionnera jusqu’en 2027.

MIHAS se tient depuis 2004 et l’édition 2026 est présentée comme la 22e. MATRADE inscrit le salon dans un dispositif plus large de soutien aux exportations, comprenant l’INSP, des activités de connaissance et des regroupements sectoriels. Ses documents recensent 14 pôles stratégiques dans la chaîne de valeur halal, parmi lesquels l’agroalimentaire, les biens de consommation, les produits pharmaceutiques et la santé, la mode modeste, la finance islamique et les services halal. Ce contexte explique pourquoi le bilan couvre plusieurs canaux commerciaux et secteurs ; il ne vérifie pas indépendamment la valeur des commandes ni ne prouve que l’activité du salon deviendra un commerce récurrent.

Pour interpréter le résultat, la comparaison annuelle de MATRADE constitue le repère le plus directement comparable : 6,78 milliards de ringgits en 2026 contre 6,05 milliards en 2025 selon la même mesure globale de ventes liée au salon. La hausse de 12 % est nominale et déclarée ; le communiqué ne présente ni correction de l’inflation, ni marges, ni taux d’annulation, ni registre de transactions audité. Les chiffres indiquent une activité commerciale attribuée à la vitrine et des échanges entre acheteurs et vendeurs. Une évaluation de l’impact durable sur les exportations nécessiterait des données de suivi sur les commandes exécutées, les destinations, les achats répétés, la participation des PME et la période d’enregistrement des ventes associées.