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Le conseil d’administration du Fonds monétaire international a achevé le 28 septembre la quatrième revue de l’accord de facilité élargie de crédit (FEC) du Liberia, d’une durée de 40 mois, et la première revue de son accord au titre de la facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), sur 21 mois. Selon le FMI, les décisions permettent des décaissements immédiats de 19,3 millions de droits de tirage spéciaux (DTS) au titre de la FEC et de 17,62 millions au titre de la FRD, soit 36,92 millions au total. « Permettre » ne confirme pas un paiement : le communiqué dit que la décision ouvre l’accès au financement, mais ne fournit aucun relevé bancaire prouvant que les fonds sont arrivés au Liberia ce jour-là. Le DTS est un actif de réserve international créé par le FMI, et non le dollar libérien ou américain.

La FEC et la FRD ont des objectifs distincts. La FEC fait partie du cadre de financement des programmes du FMI pour les pays à faible revenu confrontés à des problèmes prolongés de balance des paiements. La FRD soutient des réformes destinées à renforcer la résilience au changement climatique et à d’autres risques structurels de long terme. L’achèvement des deux revues inscrit politique macroéconomique et réforme climatique dans le même calendrier d’examen, sans fusionner les deux dispositifs en une seule dépense. Le FMI indique que la FEC a été approuvée le 25 septembre 2024 avec un accès total de 155 millions de DTS, et la FRD le 27 avril 2026 avec 193,8 millions. Ces approbations sont antérieures et distinctes ; les enveloppes complètes ne correspondent pas aux décaissements ouverts cette semaine.

Le tableau du FMI enregistre une croissance du produit intérieur brut réel de 5,1 % en 2025 et prévoit 5,5 % pour 2026. Il cite la forte production minière, la construction et l’industrie manufacturière comme soutiens récents. Les variations des prix à la consommation en fin d’année sont de 8,3 % en 2025 et 5,8 % en 2026. Ce dernier chiffre est une prévision, pas une variation observée en septembre ni un résultat annuel achevé. Résumer les deux périodes en disant simplement que « l’inflation a baissé » effacerait cette différence. Le communiqué cite aussi la hausse des carburants, le recul de l’aide des donateurs, la volatilité des matières premières et les chocs climatiques parmi les risques baissiers.

Les priorités budgétaires comprennent l’application de la taxe sur la valeur ajoutée en 2027, la réforme de la fiscalité minière et la rationalisation des exonérations. Les autorités prévoient d’étaler en 2026–2027 l’utilisation d’un paiement exceptionnel lié à une concession minière, compte tenu des limites de capacité d’exécution. Ce paiement ne peut être considéré comme récurrent ; sa transformation en investissement public dépend de la sélection, de l’exécution et du contrôle des projets. Dans le tableau du FMI, les recettes et dons totaux de 2026 sont projetés à 20,6 % du PIB, les dépenses totales à 22,3 % et le solde global hors dons à moins 6,0 %. Ce sont des projections du programme, non des comptes budgétaires définitifs. La comparaison des soldes avec et sans dons montre l’effet des hypothèses de soutien extérieur.

Dans le secteur financier, la restructuration bancaire et la réduction des prêts non performants se poursuivent, tandis que la recapitalisation avance plus lentement que prévu. La banque centrale dit surveiller l’effet des prix mondiaux du pétrole sur l’inflation et se tenir prête à resserrer sa politique si nécessaire. L’émission de nouveaux billets figure aussi parmi les priorités urgentes pour atténuer les pénuries. Pour le climat, les premiers progrès des réformes de la FRD sont qualifiés d’encourageants, mais l’assistance technique et la coordination avec les partenaires restent nécessaires. L’accès au financement ne démontre pas à lui seul une amélioration du crédit bancaire, de la qualité des projets publics ou de la résilience climatique : les effets dépendent de l’exécution et du contrôle.

La décision se suit en trois étapes : l’achèvement de la revue du conseil, le décaissement effectif des montants en DTS et des résultats mesurables des réformes. La prévision de croissance de 5,5 % en 2026 et celle de variation des prix de fin d’année de 5,8 % sont des projections officielles du FMI, non des résultats observés. Le suivi concret porte notamment sur la préparation de la TVA, la gestion des recettes minières, la disponibilité des billets, les bilans bancaires et les réformes climatiques. Le communiqué ne fournit pas d’indice unique mesurant tous ces sujets ; chacun exige des preuves administratives ou statistiques propres. Cet article s’appuie sur le tableau du programme et le communiqué du conseil, sans recalculer les comptes nationaux du Liberia.